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Damas soutient l'armée libanaise dans son combat contre les "terroristes"

04/08/2014 05:10 EDT | Actualisé 03/10/2014 05:12 EDT

La Syrie a exprimé lundi son soutien à l'armée libanaise dans son combat contre les groupes "extrémistes et terroristes" dans la région d'Aarsal frontalière de la Syrie.

"La Syrie affirme son soutien et sa solidarité avec l'armée libanaise pour faire face aux groupes terroristes et les anéantir", a indiqué un responsable du ministère syrien des Affaires étrangères, cité par l'agence Sana.

"Les crimes et agressions terroristes menées à Aarsal et ses environs contre les civils et les positions de l'armée libanaise, nécessitent de fournir une aide et un soutien à l'armée libanaise dans son combat contre le terrorisme takfiri (sunnites extrémistes)", ajoute le ministère syrien.

"La Syrie dénonce les agressions terroristes planifiées (...) menées par les groupes terroristes, à leur tête les branches d'Al-Qaïda, l'Etat islamique et le Front al-Nosra, visant la sécurité et la stabilité au Liban frère", poursuit le responsable.

Seize soldats libanais ont été tués et 13 sont portés disparus après des combats dans la région d'Aarsal, frontalière de la Syrie, qui ont éclaté samedi à la suite de l'arrestation d'un membre présumé d'Al-Nosra, la branche syrienne d'Al-Qaïda.

Il s'agit des violences les plus graves à toucher cette zone du nord-est du Liban depuis le début en mars 2011 du conflit en Syrie.

"La Syrie a maintes fois mis en garde contre le terrorisme (...) qui s'étendra dans toute la région si l'on ne contraint pas les pays qui le soutiennent à cesser le financement, l'armement et l'entraînement des groupes terroristes", indique le ministère.

"Faire face au terrorisme qui frappe la Syrie, l'Irak et le Liban, c'est défendre la sécurité et la stabilité de la région", assure le responsable syrien.

Pour sa part la presse syrienne a critiqué la politique de neutralité menée au Liban face au conflit sanglant en Syrie qui a fait plus de 170.000 morts en trois ans.

"Au Liban frère qui a essayé de rester éloigné (de la crise syrienne...), les événements sanglants d'Aarsal ont montré qu'il était absolument impossible de rester neutre face au terrorisme et que les crimes terroristes n'excluent personne", a écrit le journal gouvernemental Techrine.

"Depuis l'avènement de ce que l'on appelle le Printemps arabe qui a entraîné la propagation du terrorisme (...), la Syrie a mis en garde contre" les groupes jihadistes.

Le quotidien du parti au pouvoir al-Baas, affirme de son côté que "la politique de neutralité (libanaise) est la principale cause des événements survenus au Liban en général et à Aarsal et à Tripoli en particulier".

Le Liban prône officiellement une politique de distanciation du conflit en Syrie, mais celle-ci est mise à mal en raison de la profonde division du pays entre partisans et adversaires du régime de Damas, ancienne puissance de tutelle.

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