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Tunisie: attaque contre une caserne, un militaire tué, 10 arrestations

03/08/2014 08:22 EDT | Actualisé 03/10/2014 05:12 EDT

Un militaire tunisien est mort dans une attaque contre une caserne dans la nuit de samedi à dimanche à Sbeïtla (centre-ouest) et dix suspects ont été arrêtés, selon les ministères de la Défense et de l'Intérieur qui accusent un groupe jihadiste.

L'attaque a eu lieu vers 23H00 samedi (22H00 GMT) lorsqu'un "groupe de terroristes" venu à bord de véhicules tout terrain a ouvert le feu sur le soldat en faction devant cette caserne située dans une région où les affrontements entre les forces tunisiennes et des groupes jihadistes sont récurrents, ont indiqué les ministères dans un communiqué commun.

Selon le communiqué, des renforts ont été dépêchés sur le lieu, mais un soldat, Mohamed Habib Chebbi, a succombé à ses blessures à l'hôpital.

"Dix personnes impliquées dans l'acte terroriste ont été arrêtées", ajoutent les ministères, sans préciser les circonstances de ces arrestations.

D'autres assaillants ont réussi à fuir et certains ont été blessés, d'après ce communiqué, qui souligne que la traque des suspects "se poursuit".

Un civil, Walid Loumi, a également été blessé, et a indiqué à la radio Shems-Fm qu'il faisait l'objet d'un contrôle de papiers devant la caserne lorsque des inconnus ont ouvert le feu.

Par ailleurs, plus tard dans la nuit, des échanges de tirs ont opposé sans faire de victimes un groupe armé aux hommes gardant le poste-frontière de Haïdra avec l'Algérie, à une centaine de kilomètres au nord-ouest de Sbeïtla, selon un responsable sécuritaire régional interrogé par l'AFP.

L'ensemble de cette région frontalière de l'Algérie est régulièrement le théâtre d'affrontements ou d'accrochages avec des groupes jihadistes armés.

Les monts Chaambi et Semmama, où les forces tunisiennes traquent depuis un an et demi des combattants qui seraient affiliés à Al-Qaïda, sont situés à l'ouest de Sbeïtla et au sud de Haïdra.

Mi-juillet, 15 soldats ont été tués dans une attaque à Chaambi, la plus sanglante de l'histoire de l'armée en Tunisie. En juin, la maison du ministre de l'Intérieur à Kasserine, la capitale régionale, avait été attaquée, une action revendiquée par Al-Qaïda au Maghreb islamique.

La Tunisie est confrontée depuis la révolution de 2011 à un essor de la mouvance jihadiste. Une cinquantaine de militaires, policiers et gendarmes ont été tués dans des attaques impliquant des groupes armés depuis 2011.

str-alf/emb

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