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Tunisie : attaque contre une caserne, un militaire tué

03/08/2014 05:50 EDT | Actualisé 03/10/2014 05:12 EDT

Un militaire tunisien est mort dans une attaque dans la nuit de samedi à dimanche à Sbeïtla (centre-ouest), non loin d'une zone d'affrontements récurrents avec des groupes jihadistes, a appris l'AFP auprès de sources sécuritaires.

Le soldat a été tué par des tirs provenant d'une voiture devant la caserne de Sbeïtla, qui ont également fait un blessé, selon un responsable des services de sécurité s'exprimant sous couvert de l'anonymat.

Le blessé, Walid Loumi, un civil, a indiqué à la radio Shems-Fm qu'il faisait l'objet d'un contrôle de papiers devant la caserne lorsque des inconnus ont ouvert le feu, tuant le soldat.

Par ailleurs, plus tard dans la nuit, des échanges de tirs ont opposé sans faire de victimes un groupe armé aux hommes gardant le poste-frontière de Haïdra avec l'Algérie, à une centaine de kilomètres au nord-ouest de Sbeïtla, selon un responsable sécuritaire régional interrogé par l'AFP.

Le ministère de la Défense était pour sa part injoignable dimanche matin.

L'ensemble de cette région frontalière de l'Algérie est régulièrement le théâtre d'affrontements ou d'accrochages avec des groupes jihadistes armés.

Les monts Chaambi et Semmama, où les forces tunisiennes traquent depuis un an et demi des combattants qui seraient affiliés à Al-Qaïda, sont situés à l'ouest de Sbeïtla et au sud de Haïdra.

Mi-juillet, 15 soldats ont été tués dans une attaque à Chaambi, la plus sanglante de l'histoire de l'armée en Tunisie. En juin, la maison du ministre de l'Intérieur à Kasserine, la capitale régionale, avait été attaquée, une action revendiquée par Al-Qaïda au Maghreb islamique.

La Tunisie est confrontée depuis la révolution de 2011 à un essor de la mouvance jihadiste. Une cinquantaine de militaires, policiers et gendarmes ont été tués dans des attaques impliquant des groupes armés depuis 2011.

str-alf/feb

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