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Tous les projecteurs seront braqués sur Eugenie Bouchard à la Coupe Rogers

03/08/2014 03:09 EDT | Actualisé 03/10/2014 05:12 EDT
ASSOCIATED PRESS
Canada's Eugenie Bouchard celebrates winning the quarterfinal match of the French Open tennis tournament against Spain's Carla Suarez Navarro at the Roland Garros stadium, in Paris, France, Tuesday, June 3, 2014. Bouchard won in three sets 7-6, 2-6, 7-5. (AP Photo/Darko Vojinovic)

MONTRÉAL - Eugenie Bouchard est bien consciente que tous les projecteurs seront braqués sur elle cette semaine à la Coupe Rogers de tennis féminin au Stade Uniprix de Montréal. Ses succès depuis le début de l'année lui ont permis de se hisser parmi le top-10 mondial et elle n'a pas l'intention de s'arrêter là.

Et n'allez pas croire que la pression de jouer devant ses partisans l'intimide. Loin de là.

«Comme Billie Jean King l'a déjà dit: 'la pression est un privilège' et il faut en tirer partie», a déclaré la joueuse de Westmount, dimanche midi, devant un imposant groupe de journalistes.

«Je ne joue pas souvent ici, seulement une fois tous les deux ans. Alors je vais essayer de tout donner. Mais on ne sait jamais ce qui va arriver.»

Classée cinquième tête de série du tournoi montréalais, Bouchard bénéficie d'une exemption pour le premier tour, un rare privilège depuis qu'elle a accédé aux rangs professionnels. Elle doit faire son entrée en scène, mardi soir, contre la gagnante d'un match de premier tour entre la Croate Ajla Tomljanovic et une qualifiée.

Comme elle figure dans le même quart de tableau que la favorite Serena Williams, plusieurs amateurs salivent déjà à la perspective d'un quart de finale entre les deux joueuses. La principale intéressée n'a pas l'habitude de voir les choses ainsi et elle n'en dérogera pas cette semaine.

«Je ne me préoccupe pas du tout du tableau, a précisé Bouchard. Je sais que j'ai un match, probablement mardi, contre la gagnante d'une rencontre du premier tour. Alors, je ne connais même pas l'identité de mon adversaire.»

Quand un journaliste lui a rappelé sa déclaration faite à l'âge de 14 ans en marge des qualifications de la Coupe Rogers selon laquelle son objectif était de devenir no 1 mondiale et championne d'un tournoi du Grand Chelem, elle a paru surprise mais n'a pas renié ses propos.

«Depuis que j'ai 9 ans, j'ai ce rêve de gagner un tournoi du Grand Chelem. J'ai toujours cru en moi et je pensais pouvoir atteindre cet objectif, et c'est encore mon rêve. Ça fait longtemps que je travaille chaque jour pour l'atteindre.»

Bouchard en sera cette semaine à son premier tournoi depuis sa défaite contre Petra Kvitova à Wimbledon. Elle a reconnu qu'il lui a fallu quelques jours pour se remettre de ce cuisant revers (6-3, 6-0).

«J'étais extrêmement déçue de perdre la finale, a-t-elle confié. Je n'ai pas offert ma meilleure performance, c'était décevant. Mais il faut donner crédit à mon adversaire.

«Mais après quelques jours, j'ai réalisé que j'avais connu un très bon tournoi. Le plus important, c'est que j'ai appris beaucoup de cette expérience. À l'avenir, je saurai mieux comment gérer le grand moment. La prochaine fois, je vais essayer de jouer un peu plus mon jeu, de prendre mon temps, de rester calme sur le court.»

Cette semaine, Bouchard aura l'appui inconditionnel des amateurs. Elle pourra même compter sur les encouragements d'une demi-douzaine d'admirateurs de la «Genie Army» qui ont fait le voyage depuis l'Australie.

«C'est incroyable. Ils sont fous de venir de l'Australie, a-t-elle dit de ces amateurs qui l'ont adoptée lors de son impressionnant parcours aux Internationaux d'Australie en janvier. Ils vont créer toute une atmosphère dans le stade. Les fans d'ici vont apprécier leur présence.»

Bouchard compte un autre admirateur célèbre. Le défenseur P.K. Subban, du Canadien, lui a fait parvenir, samedi, via Twitter, un petit vidéo amusant dans lequel il affirme être un fier membre de la «Genie Army» et l'invite gentiment à répondre à ses messages.

«C'était drôle. C'est vrai qu'il m'a écrit et que je n'ai jamais répondu. Maintenant je sens la pression de lui répondre.»

Même si elle joue dans sa ville, à proximité de la résidence familiale, Bouchard ne changera rien à sa routine habituelle. Elle loge à l'hôtel pour garder toute sa concentration sur le tennis. Et cette semaine, elle profitera des conseils de son entraîneur de longue date Nick Saviano.

«J'adore quand il peut être présent lors de mes tournois. Il m'aide beaucoup sur le terrain. Nous avons une bonne relation et j'aime travailler avec lui.»

Trois autres Québécoises, dont Aleksandra Wozniak et Françoise Abanda, seront du tableau principal. Mais elles n'auront pas la tâche facile au premier tour. Wozniak trouvera sur son chemin la 22e joueuse mondiale, Sloane Stephens, tandis que la jeune Abanda fera face à la Slovaque Dominika Cibulkova,10e tête de série. Dimanche, Stéphanie Dubois s'est qualifiée pour le tableau principal, mais son adversaire n'a pas encore été déterminé.

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