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Ebola: un hôpital d'Atlanta est l'un des meilleurs pour combattre la maladie

03/08/2014 03:39 EDT | Actualisé 03/10/2014 05:12 EDT

ATLANTA - Le virus Ebola a tué plus de 700 personnes en Afrique et pourrait avoir des conséquences catastrophiques s'il réussit à se répandre, affirment des spécialistes de la santé. Pourquoi, alors, permettrait-on à des Américains infectés de revenir aux États-Unis?

La réponse, disent des experts, est que l'hôpital d'Atlanta où ces deux personnes seront traitées — l'hôpital de l'Université Emory — est l'un des endroits les plus sûrs de la planète pour soigner quelqu'un contaminé par la fièvre hémorragique. Il n'y a virtuellement aucune chance que le virus puisse s'échapper de l'unité d'isolement ultra-sécurisée. Par ailleurs, disent-ils, les professionnels de la santé américain risquant leurs vies à l'étranger méritent le meilleur traitement existant.

Le Dr Kent Brantly est devenu samedi la première personne infectée par l'Ebola à être transporté d'Afrique aux États-Unis. Sa collègue, Nancy Writebol, doit arriver mardi, ont fait savoir des responsables du Liberia. Au dire du ministre de l'Information Lewis Brown, l'avion doit quitter l'Afrique de l'Ouest entre 1h et 1h30, heure locale, mardi matin.

Le Dr Thomas Frieden, le directeur des Centers for Disease Control and Prevention, a déclaré dimanche sur les ondes de NBC que l'État de M. Brantly semblait s'être amélioré, et qu'il était encourageant de voir le médecin descendre seul de l'ambulance lors de son arrivée à l'hôpital.

M. Frieden assure comprendre les inquiétudes du public à propos de l'Ebola, ainsi que le rôle des services de santé pour s'assurer que l'infection ne se répande pas.

L'unité des maladies infectieuses de l'Université Emory a été créée il y a 12 ans pour traiter les médecins tombant malades au CDC. Il s'agit de l'un des quatre endroits des États-Unis à contenir tout le nécessaire pour tester, traiter et mettre en quarantaine les gens exposés à des virus très dangereux.

En 2005, l'endroit a traité des gens atteints du SRAS, qui, contrairement à l'Ebola, peut se répandre par la voie des airs.

En fait, la nature de l'Ebola — qui se répand lors de contacts avec les fluides corporels et le sang — signifie que tout hôpital utilisant des mesures de contrôle d'infections modernes devrait pouvoir gérer la maladie.

Malgré tout, l'hôpital universitaire ne prendra pas de chances. À l'intérieur de l'unité, les patients sont isolés de quiconque ne portant pas de combinaison de protection. Tous les examens en laboratoire sont effectués dans l'unité, et les gens qui y travaillent sont spécialement formés.

Les proches seront tenus à distance pour l'instant, disent les médecins.

Le Dr Jay Varkey, un spécialiste qui traitera les deux Américains malades, n'a pas pipé mot de leur état respectif, samedi. Les deux personnes ont été décrites comme se trouvant dans un état grave après avoir soigné des patients atteints de l'Ebola dans un hôpital religieux du Liberia, l'un des quatre pays ouest-africains touchés par la pire épidémie d'Ebola jamais recensée.

Il n'existe aucun remède pour lutter contre le virus, qui provoque une fièvre hémorragique tuant de 60 à 80 pour cent des gens infectés en Afrique. Il existe des traitements expérimentaux, mais l'hôpital religieux n'en avait qu'un, et le Dr Brantly a insisté pour que sa collègue en profite. Son meilleur espoir en Afrique était une transfusion de sang comprenant des anticorps provenant de l'un de ses patients, un adolescent de 14 ans qui a survécu grâce à lui.

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