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Ban condamne le bombardement d'un école de l'ONU à Gaza, appelle à cesser les combats

03/08/2014 11:19 EDT | Actualisé 03/10/2014 05:12 EDT

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a qualifié dimanche de "nouvelle violation flagrante du droit humanitaire international" le bombardement qui a touché une école de l'ONU à Rafah et tué au moins dix Palestiniens.

"C'est un scandale du point de vue moral et un acte criminel", a-t-il affirmé.

"Cette folie doit cesser", a encore martelé le secrétaire général dans un communiqué de son porte-parole, en appelant Israël et le Hamas à cesser les combats et à négocier un accord de paix au Caire.

Sans attribuer explicitement la responsabilité de l'attaque de Rafah à l'un ou l'autre camp, M. Ban a souligné que l'armée israélienne a été "à de nombreuses reprises informée de la localisation" des refuges de l'ONU, dont trois ont été touchés récemment par des bombardements meurtriers.

Ces refuges "doivent être des zones sécurisées et non des zones de combats", a-t-il souligné.

Il a aussi affirmé que cette attaque contre des civils, comme les autres, devait faire l'objet d'une "enquête rapide" et que les responsables devaient rendre des comptes.

Se déclarant "très affecté par l'escalade terrible de la violence (à Gaza) et la mort de centaines de civils palestiniens" depuis la rupture de la dernière trêve humanitaire, M. Ban a appelé une nouvelle fois à "restaurer le cessez-le-feu et à reprendre les négociations" au Caire "pour traiter les problèmes de fond" à l'origine du conflit.

Il a demandé aux deux camps de "mettre fin immédiatement aux combats et de retrouver le chemin de la paix".

De son côté Pierre Krähenbühl, le chef de l'agence de l'ONU pour l'aide aux réfugiés palestiniens (UNRWA), s'est dit choqué et incrédule après ce nouveau bombardement d'une école de l'ONU à Gaza. Celle-ci abritait environ 3.000 réfugiés. L'explosion d'un obus a fait 10 morts.

"Ce nouvel incident provoque un choc et nous laisse incrédules: comment cela a-t-il pu se produire de nouveau ?", s'est-il interrogé sur la chaîne CBS, précisant que l'obus était tombé juste devant la porte d'entrée principale de l'école à Rafah, faisant plusieurs victimes à l'intérieur et en dehors du bâtiment.

"Il n'y a pas de doute dans mon esprit que les mesures de précaution et de contrôle et de protection qui sont prises sont insuffisantes, y compris par les forces armées israéliennes quand elles attaquent Gaza", a-t-il encore regretté.

C'est la troisième fois en dix jours qu'une école de l'ONU est atteinte. Une trentaine de Palestiniens ont déjà été tués dans des frappes sur des écoles à Beit Hanoun le 24 juillet et à Jabaliya le 31 juillet.

avz/bdx

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