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"Amélioration" à la frontière Tunisie-Libye: les Egyptiens évacués peu à peu

03/08/2014 11:23 EDT | Actualisé 03/10/2014 05:12 EDT

La situation s'est "beaucoup améliorée" à la frontière tunisio-libyenne d'où des milliers de réfugiés égyptiens fuyant les combats en Libye étaient peu à peu évacués via la Tunisie dimanche après des jours d'attente et de tension, selon l'ambassadeur égyptien.

"La situation s'est beaucoup améliorée, nous avons pu évacuer 2.000 personnes. L'Etat égyptien fournira tous les efforts pour le retour de tous les citoyens", a déclaré à la presse l'ambassadeur, en visite au poste frontalier tunisien de Ras Jédir.

Il n'a cependant pas indiqué combien de personnes devaient encore être évacuées dans les jours à venir, alors que quelque 6.000 réfugiés étaient bloqués du côté libyen samedi soir. D'autres arrivent encore chaque jour, selon une source policière tunisienne.

Dimanche après-midi, encore 350 personnes attendaient du côté tunisien d'être conduits vers les aéroports de Jerba ou Gabès pour être rapatriés dans les vols spéciaux mis en place par les autorités égyptiennes, selon les journalistes de l'AFP sur place.

Selon le ministre égyptien de l'Aviation civile, Mohamed Hossam el-Dine, cinq vols étant prévus vers l'Egypte sur la journée, a rapporté l'agence de presse officielle égyptienne.

Ces vols ont été mis en place après que le poste frontière de Ras Jedir a été fermé vendredi et en partie samedi en raison de violents heurts entre des garde-frontières libyens et des centaines d'Egyptiens qui tentaient de forcer la passage vers la Tunisie.

Mongi Slim, le représentant régional du Croissant rouge dont une équipe a pu rendre visite aux Egyptiens, a décrit côté libyen une "situation humanitaire critique".

Tunis refuse d'accueillir les non-Libyens si ceux-ci ne peuvent pas prouver qu'ils quitteront immédiatement le territoire tunisien.

Le gouvernement a prévenu qu'il n'était pas en mesure d'accueillir en masse des réfugiés étrangers, de nombreux ressortissants arabes et asiatiques travaillant en Libye, comme cela avait été le cas en 2011, lors de la guerre civile qui a conduit à la chute du colonel Mouammar Kadhafi.

La Libye est le théâtre depuis la mi-juillet d'affrontements meurtriers entre diverses milices à Tripoli, la capitale, et à Benghazi, (est) dont la principale base militaire est tombée aux mains de groupes jihadistes.

Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi, tué en octobre 2011 après huit mois de rébellion soutenue par les Occidentaux, les autorités libyennes ne parviennent pas à contrôler les dizaines de milices formées d'ex-insurgés qui font la loi dans le pays, en l'absence d'une armée et d'une police régulières bien entraînées.

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