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Des rebelles syriens attaquent une ville libanaise et enlèvent plusieurs soldats

02/08/2014 11:08 EDT | Actualisé 23/06/2017 13:06 EDT

BEYROUTH - Des rebelles syriens ont pénétré en territoire libanais, où ils ont attaqué une ville frontalière et enlevé plusieurs soldats, a annoncé un général de l'armée libanaise, samedi.

Le général a déclaré à l'Associated Press que les assaillants avaient attaqué des positions de l'armée libanaise près de la ville d'Arsal, et que les soldats libanais avaient répliqué.

L'attaque est survenue quelques heures après que l'armée libanaise eut annoncé l'arrestation d'Imad Ahmad Jomaa, un citoyen syrien qui s'est identifié comme un membre du Front al-Nosra, un groupe islamiste syrien lié à Al-Qaïda.

Le général, qui a réclamé l'anonymat parce qu'il n'était pas autorisé à s'adresser aux médias, a affirmé que les assaillants avaient enlevé plusieurs soldats et policiers dans leur domicile à Arsal, de même que deux soldats qui conduisaient un camion-citerne de l'armée.

Arsal abrite des dizaines de milliers de réfugiés syriens ayant fui la guerre dans leur pays.

Plus tôt samedi, des membres du Hezbollah libanais et des soldats de l'armée syrienne avaient tendu une embuscade à un grand nombre de rebelles dans la région de Qalamoun, près de la frontière libanaise, tuant plus d'une cinquantaine de rebelles, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'homme. Sept soldats syriens ou membres du Hezbollah ont aussi péri dans les affrontements.

Ailleurs dans l'est de la Syrie, des membres d'une tribu ont pris les armes contre les combattants extrémistes de l'État islamique, les forçant à se retirer de trois villages après de violents affrontements qui ont fait des dizaines de morts, ont indiqué des militants de l'opposition samedi.

La contre-offensive de la tribu Shueitat dans l'est de la Syrie est le premier signe de résistance locale aux djihadistes depuis que ceux-ci ont pris le contrôle de la province pétrolière de Deir ez-Zor dans les dernières semaines.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme et le militant Mustafa Osso, qui se trouve en Turquie, les combattants de l'État islamique ont été forcés d'appeler des renforts en Irak après avoir été délogés des villages de Kishkiyeh, Abou Hamam et Granij par la tribu Shueitat.

L'Observatoire a indiqué que les membres de la tribu avaient incendié le quartier général de l'État islamique dans la ville voisine d'Ashara et que des résidants avaient manifesté contre la présence du groupe extrémiste dans la région.

D'après l'Observatoire et M. Osso, les affrontements ont commencé mercredi, quand les djihadistes ont arrêté trois membres de la tribu, transgressant un accord conclu entre les deux camps après la prise des trois villages par l'État islamique.

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