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Le Championnat de la PGA se négocie facilement, est difficile à gagner

01/08/2014 11:35 EDT | Actualisé 01/10/2014 05:12 EDT

Le Championnat de la PGA est peut-être le tournoi majeur le plus difficile à remporter, même s'il semble être le plus facile à négocier.

Tiger Woods et Vijay Singh sont les seuls à l'avoir remporté à plus d'une reprise au cours des 15 dernières années. C'est la preuve qu'il s'agit d'un tournoi du Grand Chelem où tous les golfeurs — sauf les 20 professionnels du club — croient sérieusement en leurs chances de soulever le trophée Wanamaker.

Depuis l'instauration du classement mondial en 1986, aucun autre tournoi majeur n'a généré plus de champions à l'extérieur du top-100 mondial — John Daly, Shaun Micheel, Y.E. Yang et Keegan Bradley.

Ce qui le rend si difficile à gagner? La qualité du peloton. Les 108 meilleurs golfeurs au monde sont inscrits pour le tournoi qui sera disputé au Valhalla Golf Club à Louisville, au Kentucky. Même si Dustin Johnson (no 16) a décidé de s'absenter, aucun autre tournoi ne peut se targuer de compter sur autant de golfeurs vedettes.

C'est ce qui a forcé Ernie Els à décrire le Championnat du circuit comme étant un «tournoi de la PGA sur les stéroïdes».

Mais pourquoi les résultats sont si bas?

La compétition étant présentée au milieu de l'été, ça signifie qu'il y a davantage d'orages, et lorsque la température est clémente, le thermomètre grimpe si haut que les responsables du parcours sont obligés de l'arroser afin d'éviter qu'il brûle. D'une manière ou d'une autre, le parcours devient plus réceptif et les résultats baissent drastiquement.

Le meilleur résultat jamais enregistré après quatre rondes dans un tournoi majeur fut l'oeuvre de David Toms, lorsqu'il a remporté le Championnat de la PGA à l'Atlanta Athletic Club en 2001.

Seuls 26 golfeurs ont réalisé quatre rondes consécutives sous la barre de 70 dans un tournoi majeur, et 16 d'entre eux ont accompli l'exploit au Championnat de la PGA.

«Comment puis-je expliquer ça?», s'est questionné Els, qui cherchait ses mots pour expliquer les motifs pour lesquels le dernier tournoi majeur du calendrier est si différent des trois autres.

«Quand je grimpe sur le premier tertre de départ au Championnat de la PGA, je ne suis pas aussi nerveux que lorsque je me retrouve dans la même position au Tournoi des Maîtres, à l'Omnium des États-Unis ou encore à l'Omnium britannique, a-t-il ajouté. Je crois que nous sommes tous conscients qu'ici, nous pouvons réaliser de bons résultats. Nous pouvons tous réussir une série de bonnes rondes. Dans les autres tournois du Grand Chelem, nous voulons simplement nous positionner afin de nous donner de bonnes chances (de l'emporter). Nous voulons savoir où se situe notre jeu, et savoir comment on peut négocier le parcours de façon optimale.

«Au Championnat de la PGA, il faut aborder le tournoi en étant agressif, a-t-il ajouté. Le peloton est si relevé qu'on sait qu'on doit signer des cartes très basses pour espérer l'emporter.»

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