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Kenya: une société chinoise chargée de commencer la construction du port de Lamu

01/08/2014 11:28 EDT | Actualisé 01/10/2014 05:12 EDT

Le Kenya a signé vendredi un contrat de 356 millions d'euros avec une entreprise publique chinoise, chargée de construire les trois premiers postes d'amarrage d'un grand port à Lamu, où aboutira notamment un oléoduc venu du Soudan du Sud.

La veille, le président Uhuru Kenyatta avait ordonné la réattribution de 2.000 km2 de terres de la zone, équivalent pratiquement à la taille du Luxembourg, sur lesquelles il a accusé des entreprises d'avoir main basse.

La zone portuaire de Lamu, projet officiellement lancé en mars 2012 et dont la construction est estimée à 2,3 milliards d'euros sera notamment relié au Soudan du Sud via un oléoduc et à l'Ethiopie par une ligne de chemin de fer.

Le département de Lamu - qui comprend une partie continentale et un archipel longtemps touristique - a récemment été le théâtre de massacres dans des localités et villages, revendiqués par les islamistes somaliens shebab mais attribués à des "réseaux politiques locaux" par le président Kenyatta qui a implicitement désigné la coalition menée par son principal opposant, Raila Odinga.

Le chef de l'Etat a estimé que "l'accaparement des terres" dans la région de Lamu avait contribué à alimenter l'insécurité.

"La signature de ce contrat pour la construction des trois premiers postes de mouillage est une étape importante", a déclaré vendredi M. Kenyatta, selon un communiqué de la présidence. Les travaux devraient commencer dès septembre et s'achever d'ici 2019.

Le port de Lamu, qui viendra également désengorger celui saturé de Mombasa, 300 km plus au sud et principal port d'Afrique de l'Est, fera du Kenya "la plateforme de transport et de logistique la plus attrayante" de la région, a assuré le président kényan.

Il a estimé que d'ici 2030 environ 24 millions de tonnes de fret passeraient chaque année par le Port de Lamu, qui devrait au total abriter 32 postes d'amarrage et accueillir des navires de classe Postpanamax - d'une largeur maximale supérieure à 32 mètres -, parmi les plus grand porte-conteneurs au monde.

Ce port n'est qu'une partie d'un gigantesque projet régional nommé Lapsset (acronyme anglais de Couloir de transport Couloir de transport Ethiopie-Soudan du Sud-Port de Lamu), projet estimé à 18 milliards d'euros, qui comprendra aussi notamment un oéloduc, un chemin de fer, des routes, une raffinerie.

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