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Gaza: l'invitation du Caire aux délégations israélienne et palestinienne tient toujours

01/08/2014 02:08 EDT | Actualisé 01/10/2014 05:12 EDT

L'invitation égyptienne à envoyer des délégations israélienne et palestinienne au Caire pour des négociations en vue d'un cessez-le-feu est "toujours d'actualité", malgré l'échec d'une trêve humanitaire de 72 heures, a assuré vendredi l'Egypte.

Israël et le mouvement islamiste Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, se sont renvoyé la responsabilité de l'échec de cette trêve (entrée en vigueur à 05H00 GMT), la première pourtant que les deux camps avaient acceptée depuis le début des hostilités le 8 juillet.

"L'Egypte assure que l'invitation qu'elle a envoyée à l'Autorité palestinienne et au gouvernement israélien pour envoyer deux délégations au Caire pour étudier tous les points de litige (...) est toujours d'actualité" a déclaré le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

Avant l'échec du cessez-le-feu, qui n'a pas tenu deux heures, l'Egypte avait invité Israël et l'Autorité palestinienne à envoyer des délégations au Caire pour des négociations en vue d'une trêve plus pérenne.

Mais Ziad al-Nakhale, un responsable du Jihad islamique, allié du Hamas, a déclaré à l'AFP que les autorités égyptiennes avaient "repoussé" les discussions après qu'Israël eut annoncé la capture probable dans la matinée d'un de ses soldats.

Le président palestinien Mahmoud Abbas a néanmoins assuré qu'une délégation composée de membres de son mouvement, le Fatah, mais aussi du Hamas et du Jihad islamique, se rendrait malgré tout au Caire samedi pour des discussions, "quelles que soient les circonstances".

Le ministère égyptien a en outre condamné Israël pour "continuer à viser des civils palestiniens innocents", en référence aux bombardements israéliens intenses vendredi dans le secteur de Rafah (sud) qui ont fait des dizaines de morts, jugeant que de tels actes "n'ouvrent pas la voie à une reprise des négociations".

Le chef de la diplomatie égyptienne Sameh Choukri s'est entretenu au téléphone vendredi avec le secrétaire d'Etat américain John Kerry, le président Abbas, et d'autres leaders arabes pour discuter de la situation à Gaza, selon le ministère.

La barre des 1.500 Palestiniens tués a été franchie vendredi, au 25ème jour de la guerre, selon les services d'urgence locaux. Selon l'ONU, les trois quarts des morts sont des civils, dont de nombreux enfants. Soixante-trois soldats et trois civils ont perdu la vie côté israélien.

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