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Citigroup réduit son exposition à la Russie, inquiète en Argentine

01/08/2014 01:15 EDT | Actualisé 01/10/2014 05:12 EDT

La banque américaine Citigroup a encore réduit son exposition à la Russie, frappée par de nouvelles sanctions occidentales, et a averti qu'elle pourrait être affectée par un défaut de paiement de l'Argentine, selon des documents boursiers consultés vendredi par l'AFP.

Citigroup, présente en Russie à travers des filiales, dont Citibank N.A, a réduit à 8,9 milliards de dollars son exposition à fin juin, contre 9,4 milliards de dollars fin mars.

Ses investissements nets ont à l'inverse augmenté de 100 millions de dollars, passant de 1,7 milliard de dollars à fin mars à 1,8 milliard de dollars fin juin.

"La situation en cours en Russie et en Ukraine soulève les inquiétudes des investisseurs sur les actifs russes et ceux qui font affaire avec la Russie et des entités russes", souligne la banque, invoquant le durcissement possible de sanctions économiques contre le pays.

Une autre banque américaine, Bank of America, a annoncé en début de semaine qu'elle allait aussi réduire son exposition et ses risques liés à la Russie, tandis que JPMorgan Chase a déclaré qu'elle allait se conformer aux sanctions.

Citigroup avertit par ailleurs que ses revenus pourraient être affectés par un défaut de paiement de l'Argentine.

"S'il est établi que l'Argentine ne peut plus honorer ses échéances (...) cela pourrait détériorer la situation politico-économique du pays et avoir un impact négatif sur nos revenus", indique la banque.

Dans cette hypothèse, Citigroup assure qu'elle serait exposée à des litiges étant donné qu'elle est dépositaire ("custodian") de comptes de créanciers de l'Argentine qui n'ont pas pu être payés le 30 juillet, à cause d'une décision d'un juge new-yorkais obligeant le pays à honorer au préalable les demandes de deux fonds "vautours".

L'Argentine a été déclarée en défaut de paiement partiel par les agences de notation Standard & Poor's et Fitch Ratings après qu'elle a manqué de verser 539 millions de dollars à des créanciers ayant consenti un rabais de 70% sur la valeur faciale de leur dette après le défaut de 2001.

Citigroup ajoute qu'elle pourrait en outre essuyer des pertes estimées à 80 millions de dollars si les autorités américaines venaient à leur tour à dégrader l'Argentine.

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