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Relance économique: le ministre Oliver refuse de miner la réduction du déficit

23/07/2014 04:30 EDT | Actualisé 22/09/2014 05:12 EDT

OTTAWA - Le ministre fédéral des Finances, Joe Oliver, rejette une recommandation d'un rapport publié par l'Institut C.D. Howe, qui lui suggérait de se concentrer davantage sur la création d'emplois que sur l'élimination d'un léger déficit.

Le rapport du professeur William Scarth, de l'Université McMaster, affirme que maintenir le déficit à 0,5 pour cent du PIB pour les trois prochaines années pourrait permettre de réduire le taux de chômage de 0,4 de point — ou créer l'équivalent de 75 000 emplois additionnels.

Avec le récent ralentissement de la croissance économique et de la création d'emplois au pays, les regards se tournent vers les gouvernements pour qu'ils stimulent plus activement la croissance. Plus tôt ce mois-ci, le gouvernement libéral de l'Ontario a ainsi présenté un budget qui prévoit davantage de dépenses en infrastructures, malgré un déficit de 12,5 milliards $.

Par communiqué, M. Oliver a estimé mercredi que la création d'emplois pouvait se faire sans créer de déficits en cette période de reprise économique.

Plus tôt cette semaine, le chef libéral adjoint, Ralph Goodale, a soutenu que le gouvernement Harper vit dans le «déni» en ce qui concerne l'emploi au pays, afin de pouvoir «concocter un surplus budgétaire à la veille des élections», prévues en octobre 2015.

L'élimination du déficit en 2015 est primordiale pour les conservateurs, puisque le premier ministre avait promis, en 2011, de réduire l'impôt des particuliers d'environ 2,5 milliards $ lorsque le budget serait équilibré.

Le rapport du professeur Scarth conclut que le maintien du déficit autour de 10 milliards $, où il se situerait actuellement, ne poserait aucun problème économique ou fiscal pour Ottawa, qui présente déjà le ratio dette/PIB le plus faible, et de loin, parmi les pays du G7.

À long terme, cela signifierait qu'Ottawa raterait par un seul point de pourcentage sa cible de réduction de 25 pour cent du ratio national dette/PIB d'ici 2021.

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