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Le pétrole ouvre en légère hausse à New York, avant les stocks américains

23/07/2014 09:32 EDT | Actualisé 22/09/2014 05:12 EDT

Les prix du brut ont ouvert en légère hausse mercredi à New York, dans un marché dans l'attente d'un rapport hebdomadaire sur les stocks d'or noir aux Etats-Unis et restant attentif aux tensions géopolitiques autour de l'Ukraine.

Vers 13H15 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en septembre, dont c'était le premier jour d'utilisation comme contrat de référence, grignotait 14 cents, à 102,53 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Le marché pétrolier américain était soutenu à l'ouverture par l'anticipation d'un nouveau recul des stocks de brut aux Etats-Unis au cours de la semaine achevée le 18 juillet, après un plongeon de 7,5 millions de barils la semaine dernière, dans un contexte de très forte activité de raffinage dans le pays. Les raffineries américaines n'ont pas opéré à un tel rythme depuis août 2005.

Le département américain à l'Énergie (DoE) doit publier son rapport hebdomadaire vers 14H30 GMT.

Selon les analystes interrogés par l'agence Dow Jones, les stocks de brut auraient reculé de 2,5 millions de barils la semaine dernière tandis que les réserves d'essence et de produits distillés (dont le gazole et le fioul de chauffage) auraient respectivement progressé de 900.000 barils et de 1,9 million de barils.

Une baisse des réserves de brut est jugée encourageante pour la demande d'or noir aux États-Unis, le premier consommateur mondial de pétrole.

Pour la fédération professionnelle API, qui publie ses propres statistiques à la veille du rapport du DoE, le recul des stocks d'or noir ne serait toutefois que de 555.000 barils.

Par ailleurs, les risques géopolitiques autour de l'Ukraine et du Proche-Orient restaient un facteur de soutien pour le marché pétrolier, à New York comme à Londres, a noté Matt Smith, de Schneider Electric, citant les tirs sur deux avions de chasse ukrainiens qui ont été abattus mercredi dans l'est du pays.

Cette nouvelle exacerbait les tensions entre la Russie, accusée de soutenir les rebelles ukrainiens pro-russes, et les nations occidentales, six jours après le crash jeudi d'un avion de ligne malaisien avec 298 personnes à bord.

Cela accentuait aussi les craintes de dérèglement de l'approvisionnement du marché européen de l'énergie, dont environ 30% des importations de gaz et de pétrole proviennent de Russie.

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