NOUVELLES

Le boxeur Jean Pascal prêt à rentrer au bercail avec GYM et InterBox

23/07/2014 01:45 EDT | Actualisé 22/09/2014 05:12 EDT

MONTRÉAL - Y a-t-il divorce ou pas entre le boxeur Jean Pascal et les promoteurs québécois Groupe Yvon Michel et InterBox?

Après avoir annoncé qu'il abandonnait GYM et InterBox mardi soir, et peu de temps suivant la confirmation du divorce par les deux organisations mercredi midi, Pascal a fait volte-face et il s'est dit prêt à rentrer au bercail.

«Pour les partisans du Québec, a-t-il clamé au Réseau des sports (RDS). J'ai parlé avec mes conseillers et j'ai changé d'idée... Je vais accepter de boxer contre Tavoris Cloud sans le 50 000$ que j'exigeais. La balle est dans le camp du Groupe Yvon Michel et d'InterBox.»

Les deux promoteurs québécois ont toutefois réitéré, en fin de journée mercredi, qu'ils n'avaient pas l'intention de laisser Pascal réintégrer leurs rangs. Du moins, pas à court terme, et pas en vue de leur gala du 27 septembre.

Quelques heures plus tôt, GYM et InterBox avaient officialisé par communiqué la rupture qui avait été ébruitée mardi. Le président de GYM Yvon Michel avait affirmé que c'est la demande additionnelle d'un montant de 50 000$ «en frais d'entraînement» qui avait provoqué la fin de l'association entre les deux parties. Pascal, lui, avait assuré sur son compte Twitter qu'il n'avait jamais exigé plus d'argent.

«Bon Bon Bon, on essaye encore de me faire passer pour LE méchant! Je n'ai jamais exigé plus d'argent. #math436», a-t-il écrit dans un premier gazouillis.

«Je suis un char d'assaut avec Un (sic) cerveau», a-t-il ajouté quelques instants plus tard.

Pascal a soutenu que des frais semblables ont toujours fait partie des ententes qu'il a paraphées dans le passé avec GYM. Qui dit vrai? Rien n'est simple dans le milieu de la boxe.

En vertu de l'entente de principe que les parties avaient ficelée le printemps dernier, Pascal devait combattre le 27 septembre à Montréal contre Tavoris Cloud.

GYM et InterBox ont tenu à préciser qu'un gala de boxe aura bel et bien lieu à cette date au Centre Bell. Les deux organisations travaillent à la possible présentation d'un combat entre Artur Beterbiev (4-0, 4 K.O.) et l'Américain Cloud (24-2-0, 19 K.-O.) pour le titre NABA des mi-lourds.

«C'est sans gaieté de coeur que nous avons dû prendre cette décision et nous souhaitons bonne chance à Jean Pascal dans ses projets futurs. Il a certainement les aptitudes requises pour redevenir champion du monde. Par contre, ce dénouement va permettre l'éclosion de nouveaux talents qui ne demandent que l'occasion de faire leurs preuves», a souligné le président de GYM Yvon Michel.

«Parfois, les affaires prennent des tournures inattendues et les choix s'imposent d'eux-mêmes, a renchéri le président d'InterBox Jean Bédard. Pour les deux organisations, il faut continuer de travailler à offrir aux amateurs de boxe des galas d'envergure à la hauteur de leurs attentes et à faire valoir la relève.»

Au printemps, alors que son entente précédente avec GYM était échue, Pascal avait laissé entendre que des promoteurs américains avaient montré un certain intérêt à son endroit. Il avait fini par accepter la proposition conjointe de GYM et d'InterBox en vue de ses deux prochains combats.

En ce qui a trait au gala du 27 septembre, les promoteurs ont mentionné que les détails seront communiqués prochainement.

GYM et InterBox finiront-ils par céder et Pascal en fera-t-il partie finalement? La controverse n'a pas fini de faire couler de l'encre.

PLUS:pc