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La pluie s'invite à l'Omnium canadien, et les golfeurs devraient en profiter

23/07/2014 03:12 EDT | Actualisé 22/09/2014 05:12 EDT

ÎLE-BIZARD, Qc - Les violentes cellules orageuses qui ont balayé la région montréalaise en matinée mercredi pourraient s'avérer bénéfiques pour les golfeurs qui participeront au 105e Omnium canadien sur les allées du club de golf Royal Montréal, de jeudi à dimanche.

La force de la tempête était telle que La Presse Canadienne a constaté sur les lieux que des employés chargés de l'entretien avaient dû ramasser quelques branches cassées çà et là en bordure du terrain, ainsi que sur les sentiers réservés aux spectateurs. Elle a aussi forcé les organisateurs à retarder le tournoi Pro-Am, en plus de l'interrompre à maintes reprises en avant-midi.

On pourrait croire que ces conditions sont défavorables aux golfeurs professionnels, qui disposaient d'une dernière occasion de se familiariser avec le terrain avant le coup d'envoi du tournoi, à 7h jeudi matin. Or, tous ceux rencontrés mercredi semblaient voir la situation d'un bon oeil.

«En début de semaine, les verts étaient très fermes et la balle rebondissait très haut, mais ils sont maintenant beaucoup plus réceptifs, a souligné Hunter Mahan, qui est à Montréal depuis dimanche. Ils étaient très détrempés à un certain moment (mercredi matin). Je crois qu'ils seront donc beaucoup moins fermes à la suite de cet orage, bien que le parcours, dans son ensemble, risque de devenir beaucoup plus rapide. La balle va rouler un peu plus longtemps.»

Un point de vue qui n'est pas nécessairement partagé par le président de l'Omnium canadien, Bill Paul. Ce dernier, qui concède que le parcours est demeuré pratiquement identique à celui sur lequel a été disputé la Coupe des Présidents en 2007, a déclaré en début de semaine que la nouvelle configuration des verts représentera assurément le principal défi pour les 156 golfeurs inscrits à la compétition.

«Je ne pense pas que les joueurs qui étaient là en 2001, et même en 1997, remarqueront les changements, a dit Paul. Il y a quelques verges de plus qu’en 2001, mais les golfeurs présents en 2001 et 1997, ou d’autres qui en ont entendu parler, savent qu’au bout du compte, ils ont affaire à un parcours de style ancien et traditionnel. C’est ce qui fait son charme avant tout.

«Il est sûr que, comparativement aux Omniums canadiens antérieurs, les verts poseront le plus grand défi en raison de leur dimension et de leurs subtilités accrues, a-t-il ajouté. Cette année, le parcours sera un peu plus difficile que pour la Coupe des Présidents (en 2007), notamment en ce qui concerne l’herbe longue.»

Pour ce qui est de la météo, la situation devrait rapidement revenir à la normale. Environnement Canada prévoit des journées ensoleillées avec des maximums de 24 et 26 degrés Celsius pour les deux premières rondes du tournoi, présentées jeudi et vendredi.

Une disette qui s'éternise

Les spectateurs qui assisteront à la compétition ce week-end pourront voir à l'oeuvre un contingent de 19 Canadiens, dont Mike Weir, David Hearn, Graham DeLaet et Dave Lévesque, qui avait été incapable de franchir le seuil de qualification pour les rondes du week-end lors de sa dernière participation à Glen Abbey, en 2000.

Ils tenteront tous de mettre un terme à une disette qui s'éternise depuis maintenant 60 ans. Le dernier golfeur canadien à l'avoir emporté chez lui, devant les siens, a été Pat Fletcher, à Vancouver en 1954.

«Je suis très surpris. J'ai de la difficulté à croire que ça fait 60 ans, a commenté Weir. Nous avons de plus en plus de golfeurs canadiens sur le circuit, des golfeurs qui peuvent espérer l'emporter, et en conséquence je crois que les probabilités vont augmenter. On verra ce qui arrivera. Ça va se terminer, un jour ou l'autre. Donc, si ce n'est pas moi qui accomplit cet exploit, j'espère que ce sera un autre Canadien qui le fera dès cette semaine.»

Pour y parvenir, les représentants de l'unifolié devront cependant battre une brochette de golfeurs vedettes, dont le champion en titre du tournoi, l'Américain Brandt Snedeker, ainsi que Matt Kuchar, Dustin Johnson, Graeme McDowell, Jim Furyk, Luke Donald, Ernie Els et Vijay Singh. Rory McIlroy, vainqueur de l'Omnium britannique le week-end dernier, et Tiger Woods ne participeront pas à l'Omnium canadien cette année.

Le tournoi, qui sera présenté sur le parcours Bleu du club de golf Royal Montréal, est doté d'une bourse totale de 5,7 millions $US, dont 1 million$ ira au champion. L'Omnium canadien a été disputé pour la dernière fois à l'Île-Bizard en 2001.

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