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Irak: l'ONU appelle le Conseil de sécurité à agir contre les "atrocités"

23/07/2014 12:31 EDT | Actualisé 22/09/2014 05:12 EDT

Le Conseil de sécurité de l'ONU doit agir pour faire cesser les "atrocités" commises en Irak par les jihadistes de l'Etat islamique (EI), a affirmé mercredi le représentant spécial de l'ONU à Bagdad, Nickolay Mladenov.

S'exprimant devant le Conseil par vidéo-conférence, M. Mladenov a accusé l'EI "de recruter et utiliser des soldats étrangers, commettre des meurtres, des enlèvements et prises d'otages et des violations flagrantes des droits de l'homme".

Pour toutes ces raisons, a-t-il expliqué, le Conseil devrait "exiger sans détours que l'EI cesse les hostilités et ses atrocités et demander aux Etats membres de coopérer pour appliquer les sanctions existantes". L'EI figure sur la liste dressée par l'ONU des groupes liés à Al-Qaïda et soumis à ce titre à des sanctions internationales.

Depuis une offensive de grande envergure lancée le 9 juin, les insurgés sunnites ont conquis de larges pans du territoire irakien.

Pour l'émissaire de l'ONU, le Conseil doit s'efforcer de "faire rendre des comptes aux responsables, organisateurs et soutiens de ces actes terroristes, crimes de guerre et crimes contre l'humanité". L'ONU, a-t-il souligné, est particulièrement inquiète pour les plus vulnérables comme les femmes, enfants et vieillards, et les minorités.

"La menace de l'EI n'est et ne sera pas limitée à l'Irak, donc un engagement ferme et urgent des divers protagonistes est essentiel", a-t-il affirmé.

Sur le plan politique, M. Mladenov a exhorté le Parlement irakien nouvellement élu à procéder rapidement au choix d'un gouvernement et d'un président, estimant que l'Irak "ne peut pas se permettre" une crise prolongée car "les menaces actuelles continuent de mettre en péril l'existence même de l'Etat irakien".

Le Parlement irakien a repoussé à jeudi l'élection d'un président de la République, près de trois mois après les législatives d'avril, retardant d'autant la formation d'un gouvernement.

Le Parlement a ajourné les débats mercredi sans même entamer le processus d'élection du président, un poste qui revient selon une règle non écrite à un Kurde.

Le futur président succèdera à Jalal Talabani, 80 ans, qui vient tout juste de rentrer en Irak après 18 mois d'hospitalisation en Allemagne.

avz/gde

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