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Départ du Concordia: trois taches d'hydrocarbures relevées sur la route du paquebot

23/07/2014 06:49 EDT | Actualisé 22/09/2014 05:12 EDT

Trois taches d'hydrocarbures ont été repérées par un avion italien sur le trajet que va prendre le Concordia, qui a quitté mercredi à la mi-journée l'île toscane de Giglio (Italie), où ce paquebot avait fait naufrage il y a plus de deux ans et demi.

L'avion de la capitainerie du port "a relevé trois anomalies, trois présences à la superficie de la mer (...), deux dans les eaux françaises, une dans les eaux italiennes", a affirmé l'amiral Giovanni Pettorino lors d'une conférence de presse sur l'île.

Celle dans les eaux italiennes est constituée "d'une fine pellicule d'hydrocarbure, négligeable", tandis que les taches repérées dans les eaux françaises (au large de la Corse, ndlr) semblent moins étendues", a-t-il ajouté, soulignant que le Concordia n'avait aucun lien avec ces taches.

Le ministre de l'Environnement italien, Gian Luca Galletti, a lancé immédiatement un "processus de validation" des résultats des relevés effectués dans la zone contrôlée, afin de vérifier l'éventuelle présence d'hydrocarbures.

La ministre française de l'Ecologie Ségolène Royal a promis de surveiller le passage du paquebot à bord d'un navire au large de la Corse, provoquant l'agacement des autorités italiennes, qui jugent avoir fait tout ce qu'il fallait pour éviter un nouveau drame.

Lors de la conférence de presse, l'émotion de tous les acteurs de ce projet titanesque de redressement puis de renflouement, jamais réalisé à ce jour sur un bateau de cette taille, était visible.

"Il est difficile de ne pas être ému", a admis l'ingénieur Franco Porcellacchia, en charge du sauvetage du paquebot de croisières chez l'armateur italien Costa.

Il a remercié "les entreprises italiennes, même si (le Sud-Africain spécialiste mondial du renflouement de navires, ndlr) Nick Sloane a été notre champion".

Le chef de la Protection civile italienne, Franco Gabrielli, qui a supervisé l'opération de bout en bout, a rappelé de son côté que la "satisfaction devait être mesurée et sobre".

"Nous ne devons pas faire abstraction de la raison pour laquelle nous sommes tous ici", a-t-il souligné, en référence aux 32 victimes du naufrage.

L'émotion était également visible sur les quais de l'île, où touristes et habitants s'étaient massés depuis les premières heures de la matinée pour assister au départ du paquebot, échoué depuis 30 mois face au port.

"Ils l'ont fait, c'est incroyable", s'est écriée une femme, entre larmes et émotion, tandis qu'un habitant, soulagé, lâchait: "aujourd'hui, le Giglio est à nouveau à nous".

Non loin, ouvriers, ingénieurs et plongeurs venus du monde entier célébraient la fin de leur mission sur l'île autour d'une bouteille de spumante, fumant pour certains des cigares tandis que d'autres jouaient avec la reproduction miniature du paquebot.

Tiré par deux remorqueurs de haute mer, le navire, grand comme deux fois le Titanic et qui progresse à deux noeuds, s'est peu à peu éloigné de la côte.

Il naviguera environ quatre jours en Méditerranée vers les chantiers navals de Gênes (nord), où il sera entièrement démantelé.

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