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Argentine : le vice-président soupçonné d'avoir falsifié les papiers d'une automobile

23/07/2014 02:11 EDT | Actualisé 22/09/2014 05:12 EDT

Déjà visé par une enquête portant sur des soupçons de corruption, le vice-président argentin Amado Boudou a de nouveau déposé mercredi devant un tribunal, cette fois suspecté d'avoir falsifié les papiers d'une automobile.

M. Boudou est soupçonné d'avoir modifié la date d'achat d'un véhicule sportif de marque Honda se trouvant au centre d'une dispute avec son ex-épouse.

Le vice-président s'est présenté mercredi matin devant un tribunal fédéral de Buenos Aires, où il a refusé de répondre aux questions de la magistrate en charge du dossier, remettant à la place une déposition écrite, a indiqué le Centre d'information judiciaire (CIJ).

D'après un communiqué de la vice-présidence, "Boudou a déposé par écrit devant la juge" et mis en cause les intermédiaires s'étant chargés de l'opération.

Le vice-président a affirmé qu'il était "évident qu'(il) n'avait pas l'intention de cacher ce bien, tout au contraire".

Le dossier a été ouvert en 2009 par l'autorité publique en charge de l'enregistrement des automobiles.

Depuis juin, M. Boudou, 51 ans, est le premier vice-président en exercice à être inculpé en Argentine, dans une affaire de corruption présumée. Il a clamé son innocence depuis le début de la procédure.

Les faits remontent à 2010, lorsqu'il était ministre de l'Economie (2009-2011).

Selon le magistrat qui l'a inculpé, le vice-président et d'autres personnes "auraient fait l'acquisition de l'entreprise Ciccone Calcografica lorsque M. Boudou était ministre de l'Économie (de l'ex-président Nestor Kirchner) via la société The Old Fund, avec pour but ultime de conclure un contrat avec l'État portant sur l'impression de billets et de documents officiels".

L'imprimerie a depuis été nationalisée.

M. Boudou est théoriquement le deuxième personnage de l'État mais son rôle est essentiellement protocolaire.

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