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Zimbabwe: les journalistes ne risquent plus 20 ans de prison pour diffamation

22/07/2014 09:40 EDT | Actualisé 21/09/2014 05:12 EDT

La Cour constitutionnelle du Zimbabwe a annulé mardi une loi faisant de la diffamation un crime passible de vingt ans de prison.

Le vice-président de la Cour Luke Malaba a expliqué que la loi était injustifiée et "a eu pour effet de porter atteinte à l'exercice du droit à la liberté d'expression".

Deux journalistes avaient été inculpés de diffamation après que leur publication, le Zimbabwe Independent, eut publié un article nommant des agents de la sécurité de l'Etat qui auraient enlevé des opposants et des militants des droits de l'homme en 2008.

Les deux journalistes, Constantine Chimakure et Vincent Kahiya, ont contesté la constitutionnalité de la loi, faisant valoir qu'elle n'était pas raisonnablement justifiée dans une société démocratique.

Le Zimbabwe a des règlements sur les médias très stricts qui ont été utilisés par le gouvernement du président Robert Mugabe --au pouvoir depuis 1980-- pour expulser les correspondants étrangers et arrêter des journalistes de la presse indépendante.

Le pays a adopté l'an dernier une nouvelle Constitution plus libérale garantissant notamment la liberté d'expression, mais les autorités ont concocté depuis toute une série de lois pour maintenir la presse sous contrôle.

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