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USA: la Chambre veut sanctionner les banques qui financent le Hezbollah

22/07/2014 07:39 EDT | Actualisé 21/09/2014 05:12 EDT

La Chambre des représentants américaine a adopté mardi à l'unanimité une proposition de loi permettant de sanctionner les banques étrangères qui financent le Hezbollah, classé organisation terroriste par les Etats-Unis.

Le Sénat doit encore adopter le texte pour qu'il devienne effectif, mais aucun calendrier n'a été fixé.

La loi vise à exclure le Hezbollah du système financier international, et notamment libanais, en autorisant des sanctions américaines contre les institutions et banques centrales qui serviraient sciemment d'intermédiaires dans des transactions au bénéfice du Hezbollah, en particulier via des activités de blanchiment d'argent. Ces établissements perdraient de fait l'accès au système financier américain.

Le but est de "paralyser" le Hezbollah, a expliqué mardi le démocrate Eliot Engel, sur le modèle des sanctions mises en place contre l'Iran.

Un autre volet de la loi demanderait au président américain de désigner officiellement le Hezbollah comme organisation narcotrafiquante.

Les Etats-Unis ont ajouté le Hezbollah à leur liste mondiale des groupes terroristes en 1995, et l'Union européenne en 2013.

Si la loi vise à élargir les sanctions américaines dans le secteur financier, Washington a ces dernières années ponctuellement sanctionné des individus et entités libanais pour leurs liens avec le Hezbollah.

Le 10 juillet, le Trésor a placé sur sa liste noire la Stars Group Holding, un réseau d'entreprises basé à Beyrouth et accusé d'avoir aidé le groupe libanais à se procurer des équipements militaires.

En avril 2013, les Etats-Unis avaient désigné deux sociétés libanaises de transfert d'argent, impliquées selon eux dans un réseau de trafic de drogue lié au Hezbollah.

Et en février 2011, le Trésor avait sanctionné la Lebanese Canadian Bank (LCB), l'accusant d'avoir blanchi des centaines de millions de dollars issus d'un réseau de trafic de drogue. La LCB, qui a depuis été dissoute, avait versé 102 millions de dollars aux autorités américaines en juin 2013 pour échapper aux poursuites.

ico/sam

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