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Tour de France - Michael Rogers, lieutenant ambitieux

22/07/2014 02:58 EDT | Actualisé 21/09/2014 05:12 EDT

L'Australien Michael Rogers, vainqueur de la 16e étape du Tour de France, est un lieutenant de route qui a prouvé sa fiabilité aux côtés des plus grands leaders du peloton mais qui s'est découvert depuis quelques mois de nouvelles ambitions personnelles.

Le déclic a été sa mise à l'écart de la formation Tinkoff après un contrôle positif au clenbutérol lors de la Japan Cup fin octobre 2013.

C'est la même substance qui avait valu à son actuel leader Alberto Contador de perdre son Tour de France 2010. Sauf que, contrairement à l'Espagnol, lui a réussi à prouver que ces traces étaient dues à de la viande contaminée lors d'une course en Chine. Il a été blanchi mais n'a pas retrouvé son titre de la Japan Cup.

"Ca a été une leçon de vie. Avant, j'avais tendance à accepter ce qui arrivait. J'ai essayé de gagner des grands Tours mais je n'y suis pas arrivé. Je me suis dit qu'il fallait arrêter de vivre la vie de quelqu'un d'autre. Ca m'a permis de voir la vie d'une autre manière", explique le coureur du haut de ses 34 ans.

Il avait déjà rangé au placard ses ambitions de succès dans les courses de trois semaines depuis son arrivée chez Sky en 2011.

- Équipier de luxe -

L'ancien champion du monde du contre-la-montre (2003, 2004, 2005) s'était reconverti en équipier de luxe au service de Bradley Wiggins.

Il manquera le Tour de France 2011 pour une mononucléose infectieuse mais l'année suivante, ce rouleur puissant et expérimenté (il a débuté sa carrière professionnelle en 2001) est l'un des éléments-clé de la garde rapprochée de "Wiggo" lors de sa victoire historique sur la Grande Boucle.

Convaincu par son travail et par sa connaissance des rouages de la formation Sky, les rivaux de Saxo (devenue Tinkoff) le débauchent pour en faire le capitaine de route d'Alberto Contador.

Il s'acquitte de sa tâche de l'ombre avec plaisir mais dès qu'il le peut, il vise désormais plus haut. La surprise a d'ailleurs été totale quand il s'est imposé cette année en haut du redoutable Zoncolan, pour son second succès d'étape sur le Tour d'Italie, son nouveau pays. Il est marié à une Italienne et parle couramment la langue.

Son rôle d'équipier sied finalement parfaitement à son envie de victoires: "Je sais que je ne peux pas aller chercher une victoire d'étape si je suis en compétition avec des Contador, des Nibali ou des Valverde. Pour pouvoir gagner une étape, je dois sortir du classement pour aller ensuite dans une échappée."

sva/jm/bvo

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