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Nouvelle manifestation propalestinienne sous haute surveillance à Paris mercredi

22/07/2014 08:57 EDT | Actualisé 21/09/2014 05:12 EDT

Une nouvelle manifestation propalestinienne sous haute surveillance était attendue mercredi à Paris après deux rassemblements interdits par le gouvernement socialiste le week-end dernier qui ont dégénéré en émeutes urbaines et actes antisémites, choquant l'opinion.

Cette manifestation a cette fois été autorisée par le pouvoir. Des rassemblements sont aussi prévus mercredi dans plusieurs grandes villes françaises et une autre manifestation a été fixée samedi à Paris.

Les organisateurs, le Collectif national pour une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens, qui rassemble des partis politiques de gauche, des syndicats et des associations, se sont réjouis de son autorisation. C'est une "juste victoire pour la démocratie et la liberté d'expression qui a été mise à mal par le gouvernement", a commenté Taoufiq Tahani, président de l'Association France Palestine solidarité (AFPS), lors d'une conférence de presse.

L'interdiction de deux manifestations à Paris et Sarcelles, en banlieue parisienne, dénonçant l'offensive israélienne dans l'enclave palestinienne de Gaza avait été motivée par le gouvernement au nom du risque de "troubles à l'ordre public", suscitant une controverse sur l'entrave à la liberté d'expression en France.

Le président de l'AFPS a condamné "fermement" les violences qui ont émaillé les rassemblements du week-end dernier et expliqué avoir négocié avec la préfecture de police de Paris afin de trouver "un terrain d'entente pour que la manifestation se passe dans le calme".

Lundi soir, quatre participants au rassemblement propalestinien interdit samedi à Paris ont été jugés en comparution immédiate, trois hommes pour rébellion et une femme pour violences. Trois peines de prison avec sursis et une relaxe ont été prononcées et sept autres personnes doivent être jugées mardi pour des violences à l'encontre des forces de l'ordre.

Certains, à l'instar de l'ancien ministre de droite Bruno Le Maire, ont dénoncé le "petit nombre d'interpellations et la légèreté des peines" prononcées.

Plusieurs commerces ont été mis à sac dimanche à Sarcelles, notamment une épicerie casher. La synagogue de la ville n'a pas été touchée, selon des sources policières, mais une voiture a été incendiée devant celle de la ville voisine de Garges-les-Gonesse.

Mercredi, les manifestants défileront pour demander un cessez-le-feu alors que près de 600 Palestiniens ont été tués depuis le début de l'offensive israélienne dans la bande de Gaza. Ils souhaitent aussi la levée du blocus de Gaza et l'arrêt de la colonisation et de l'occupation. Côté israélien, 27 soldats et deux civils ont été tués depuis le 8 juillet.

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