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Nigeria: le président Jonathan rencontre les parents des filles enlevées

22/07/2014 05:59 EDT | Actualisé 21/09/2014 05:12 EDT

ABUJA, Nigeria - Le président Goodluck Jonathan a rencontré pour la première fois, mardi, les parents des 219 jeunes Nigérianes enlevées et les dizaines de camarades de classe qui ont pu échapper à leurs geôliers islamiques extrémistes.

M. Jonathan les a assurés de sa détermination pour que celles toujours en captivité «soient retrouvées vivantes», a déclaré le porte-parole présidentiel Reuben Abati à des journalistes après la rencontre.

Il s'est agi d'un «événement couronné de succès», a dit M. Abati. Certaines des élèves ont décrit leurs évasions, et M. Jonathan a fourni des assurances selon lesquelles l'éducation des filles et de leurs camarades toujours détenues ne serait pas affectée.

«Le président a réitéré la détermination du gouvernement fédéral et sa propre détermination à s'assurer que les filles encore détenues soient récupérées vivantes. Il a clairement indiqué qu'il s'agissait de l'objectif principal du gouvernement.»

Les parents ont quitté la réunion à huis clos sans manifester d'émotions, mais certains ont serré la main du chef de l'État. Des filles échappées ont souri aux photographes.

Les journalistes n'ont pas pu parler à personne, sur ordre des forces de sécurité.

Un reporter de l'Associated Press a compté 51 des 57 filles ayant échappé à leurs geôliers du groupe extrémiste Boko Haram après leur enlèvement, le 15 avril.

Au moins 11 des parents sont morts depuis les kidnappings; sept dans une attaque contre un village, ce mois-ci, et quatre à la suite de crises cardiaques et d'autres maladies que la collectivité de Chibok, la ville du kidnapping de masse, associe au traumatisme.

Le président Jonathan était accompagné de ses ministres de l'Éducation et des Finances, et de son conseiller en matière de sécurité nationale. On y trouvait aussi le gouverneur de l'État de Borno, là où se trouve Chibok, Kashim Shettima. Ce dernier a accusé M. Jonathan de ne pas en faire assez pour sauver les filles, et a mis le gouvernement en colère en affirmant que les combattants de Boko Haram étaient mieux armés et plus motivés que l'armée du Nigeria.

Cette rencontre de mardi survient après que certains parents eurent refusé de rencontrer le président la semaine dernière. Pendant des mois, les parents réclamaient une réunion avec lui, et M. Jonathan a finalement accepté une demande présentée par la militante pakistanaise pour l'éducation Malala Yousafzaï.

Le président a blâmé les militants de la campagne #BringBackOurGirls pour avoir politisé les enlèvements et avoir influencé les parents. Ces derniers ont dit avoir eu besoin de temps pour décider des gens qui seraient présents.

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