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Londres veut une enquête publique sur la mort d'un espion russe

22/07/2014 07:26 EDT | Actualisé 21/09/2014 05:12 EDT

LONDRES - Le gouvernement britannique a annoncé mardi qu'il envisageait de mener une enquête publique exhaustive sur la mort, en 2006, sur l'ex-espion russe Alexander Litvinenko, tué par empoisonnement.

Cette décision, qui survient alors que les tensions sont de nouveau en hausse avec la Russie, signifie que les enquêteurs peuvent s'intéresser à savoir si l'État russe a joué un rôle dans la fin tragique de M. Litvinenko.

«La mort d'Alexander Litvinenko était un crime dégoûtant et nous voulons que les responsables soient traînés devant les tribunaux», a déclaré un porte-parole du gouvernement.

Cette déclaration indique que l'enquête serait «entièrement indépendante» du gouvernement, en plus d'être dirigée par Robert Owen, qui a agi comme coroner dans une enquête sur ce décès. L'enquête n'a pas pu examiner des preuves secrètes à propos de l'implication possible de Moscou, mais l'enquête publique aura plus d'ampleur.

L'annonce de l'enquête a été faite par la secrétaire de l'Intérieur Theresa May, et la décision a immédiatement suscité l'appui de Marina Litvinenko, la veuve de l'espion, qui réclame depuis longtemps une enquête judiciaire pour révéler les faits entourant la mort agonisante de son défunt mari.

Selon elle, le message est que «peu importe à quel point vous êtes puissant et fort, la vérité gagnera à la fin».

Deux Russes ont été nommés comme principaux suspects, mais ceux-ci nient leur implication, et se trouvent toujours en Russie.

L'affaire a entraîné un durcissement des relations entre la Grande-Bretagne et la Russie, relations qui ont empiré au cours des derniers jours en raison de la destruction de l'avion de ligne de la Malaysia Airlines dans l'est de l'Ukraine.

M. Litvinenko, qui était devenu un important détracteur du Kremlin, est mort à Londres après avoir bu du thé contaminé au polonium-210.

Jusqu'à maintenant, le gouvernement britannique avait refusé de mener une enquête approfondie. La Haute cour a jugé plus tôt cette année que le 10, Downing Street devait reconsidérer sa décision.

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