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Le Premier ministre tunisien en Algérie pour renforcer la coopération sécuritaire

22/07/2014 05:35 EDT | Actualisé 21/09/2014 05:12 EDT

Le chef du gouvernement tunisien Mehdi Jomaa se trouvait mardi en Algérie pour une visite éclair à Tébessa, près de la frontière commune, visant à renforcer la coopération sécuritaire, quelques jours après une attaque qui a tué 15 soldats tunisiens.

Cette visite "est une occasion pour approfondir la coopération entre les deux pays notamment sécuritaire qui est une question sensible en Tunisie", a déclaré à son arrivée à Tébessa M. Jomaa, selon la télévision algérienne.

Tébessa se trouve non loin du mont Chaambi, côté tunisien de la frontière, où les 15 soldats ont été tués mercredi dernier.

Le Premier ministre tunisien, accueilli par son homologue Abdelmalek Sellal, était accompagné par ses ministres de la Défense nationale et des Affaires étrangères, Ghazi Jeribi et Mongi Hamdi.

Cette visite de quelques heures sera consacrée au "renforcement de la coopération et de la coordination (...) dans les domaines sécuritaire et militaire entre les deux pays", selon un texte un communiqué officiel tunisien.

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika avait affirmé vendredi que son pays se tiendrait aux côtés de la Tunisie "pour exterminer (le) fléau dangereux du terrorisme".

L'attaque de mercredi soir est la pire de l'histoire de l'armée tunisienne.

Selon le ministre tunisien de la Défense, "la majorité des terroristes se sont infiltrés de l'extérieur du mont Chaambi, probablement de l'extérieur des frontières", à savoir de l'Algérie.

Parmi eux se trouvaient des Tunisiens, des Algériens et des "mercenaires étrangers", a-t-il dit, en précisant que la Tunisie et l'Algérie coopéraient pour traquer les assaillants.

L'Algérie a mené dans les années 90 une lutte implacable contre les groupes armés islamistes qui ont tenté de renverser le régime.

Les autorités avaient annulé les résultats d'élections législatives remportées par les islamistes qui promettaient d'instaurer un république islamique et la confrontation a tourné à la guerre civile, causant 200.000 morts.

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