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L'éléphant a le nez le plus performant du règne animal, selon une étude japonaise

22/07/2014 01:35 EDT | Actualisé 21/09/2014 05:12 EDT
ASSOCIATED PRESS
This handout photo provided by the University of Sussex, taken in April 2011, shows a wild elephant in Amboseli National Park in Kenya reacting to sound played by scientists in experiments that show they can distinguish between human languages and genders. Elephants are so clever they use their famed memory to be discriminating listeners of us humans. That way they can determine who is a threat and who isn’t, according to study released Monday in the Proceedings of the National Academy of Sciences. This is an advanced thinking skill that no other non-human animal have demonstrated, scientists say. (AP Photo/Graeme Shannon, University of Sussex)

Le nez des éléphants n'est pas seulement très long, il est aussi le plus performant du règne animal, selon une étude réalisée par des chercheurs japonais.

Le génome de l'éléphant d'Afrique contient ainsi le plus grand nombre de gènes relatifs aux récepteurs olfactifs (près de 2000), indique cette étude publiée mardi dans le journal Genome Research.

Cela signifie qu'un éléphant dispose d'un odorat cinq fois plus développé que celui d'un être humain, deux fois plus performant que celui d'un chien, et les pachydermes battent même en ce domaine le précédent détenteur du record dans le règne animal, qui était le rat.

"Apparemment le nez d'un éléphant n'est pas seulement long, il est aussi très performant", a noté le principal auteur de cette étude, Yoshihito Niimura, de l'Université de Tokyo.

La manière dont ces gènes olfactifs fonctionnent n'est toutefois pas très bien comprise, mais cela a certainement permis aux éléphants de survivre à travers les âges. En effet, la capacité de sentir permet aux animaux de trouver de la nourriture, des partenaires, et d'éviter les prédateurs.

Pour cette étude les scientifiques ont comparé les appareils olfactifs des éléphants avec ceux de 13 autres animaux, chevaux, lapins, cochons d'Inde, vaches ou chimpanzés.

Les primates et les êtres humains sont ceux ayant le moins de gènes liés à l'odorat, a découvert l'étude. "Cela pourrait être une conséquence du fait qu'on s'en remet moins à l'odorat, notre vision ayant progressé", a ajouté M. Niimura.

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