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Démantèlement d'une cellule jihadiste présumée dans le sud de la France

22/07/2014 04:30 EDT | Actualisé 20/09/2014 05:12 EDT

Deux hommes et une femme soupçonnés d'appartenir à une cellule jihadiste liée à la Syrie et de préparer des "actions violentes" ont été interpellés mardi à Albi, dans le sud de la France, a-t-on appris de source policière.

Selon les premiers éléments de l'enquête, deux des trois suspects sont revenus en avril et en mai d'un séjour de trois mois en Syrie. L'un d'eux pourrait être un recruteur de candidats au jihad en Syrie. D'après la source policière, leur cellule était suspectée de préparer des "actions violentes".

Ils ont été interpellés vers 06H00 (04H00 GMT) par des agents du contre-espionnage et des membres de l'unité d'intervention d'élite de la police (Raid), dans le cadre d'une enquête ouverte par un juge anti-terroriste parisien.

Mardi soir, ils étaient gardés à vue par le contre-espionnage dans un lieu inconnu.

L'enquête judiciaire est ouverte depuis septembre 2013, notamment pour association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme, a précisé une source judiciaire.

D'après la source policière, leur cellule rayonnait sur Albi et Toulouse et était suspectée de préparer des "actions violentes". Selon une source proche du dossier, cette cellule serait liée à Thomas Barnouin, une vieille connaissance des enquêteurs qui le soupçonnent de s'être rendu en Syrie avec femme et enfants.

Originaire d'Albi, Thomas Barnouin avait été condamné à Paris en juillet 2009 avec Sabri Essid à 5 ans de prison dont un avec sursis dans une affaire de filière jihadiste vers l'Irak. Lui aussi soupçonné d'être parti pour la Syrie, Sabri Essid est une figure de la cellule salafiste toulousaine.

A l'instar de nombreux pays européens, la France est confrontée à une recrudescence des départs de candidats au jihad pour la Syrie.

Les autorités, qui craignent notamment des attentats aux retour de ces jihadistes, ont pris ces derniers mois des mesures pour lutter contre ce phénomène et notamment contre les filières de recrutement.

Début juillet, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a présenté un projet de loi visant à renforcer l'arsenal législatif antiterroriste et qui prévoit notamment d'interdire la sortie du territoire de certaines personnes soupçonnées de vouloir rejoindre une terre de jihad.

Les députés ont renforcé mardi en commission parlementaire l'interdiction administrative de sortie du territoire français en ajoutant la confiscation de la carte d'identité à celle du passeport.

Selon le ministère, près de 800 jeunes sont concernés par les départs en Syrie. Ce chiffre englobe ceux qui sont déjà partis sur le théâtre des opérations (environ 300), ceux en transit (un peu plus de 300) et ceux dont les services de renseignement ont la conviction qu'ils projettent d'y aller.

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