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Centrafrique: la Séléka absente à la reprise des négociations à Brazzaville

22/07/2014 06:18 EDT | Actualisé 21/09/2014 05:12 EDT

Les délégués de l'ex-rébellion Séléka ne se sont pas présentés mardi matin à la reprise du dialogue de Brazzaville pour l'avenir de la Centrafrique, entraînant une interruption des travaux des deux principaux ateliers de négociations, a constaté un journaliste de l'AFP.

En l'absence de ce mouvement, les groupes de travail sur la cessation des hostilités et le désarmement des groupes armés ont suspendu leur séance dès l'ouverture.

La troisième commission, sur la poursuite du processus politique, était réunie à huis clos.

La session se déroulait à la demande de la médiation internationale de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) pour faire le point, selon un membre du comité d'organisation congolais ayant requis l'anonymat.

De même source, on indiquait que la délégation de la Séléka avait reçu un projet de l'accord final de la conférence devant être signé mercredi. Les délégués de la Séléka, qui n'ont pas quitté leur hôtel, seraient toujours en train de l'étudier.

A la reprise des travaux, plusieurs délégués ont évoqué des propos rapportés par la radio française RFI, selon laquelle le chef de la délégation Séléka, Mohamed-Moussa Dhaffane, aurait réclamé un partage de la Centrafrique comme préalable à toute négociation.

Interrogé par l'AFP, le général Jean-Marie Michel Mokoko, chef de la Misca, la force de l'Union africaine déployée en Centrafrique, a déclaré que la Séléka n'avait jusqu'à présent pas avancé une telle demande lors des discussions.

Me Guy-Hervé Gbangolo, délégué pour le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) a estimé que les propos prêtés à M. Dhaffane créaient "un petit refroidissement". Le FDPC est un groupe armé présent dans l'Ouest du pays, près du Cameroun, et qui compterait environ 300 combattants.

A propos d'un éventuel partage du pays, Jean-Félix Riva, président du Conseil national de la jeunesse centrafricaine, un mouvement de la société civile, a estimé qu'il s'agissait de "propos qu'il faut éviter de tenir parce que cela entraînera davantage de frustration".

Le Congo accueille depuis lundi à Brazzaville un "Forum pour la réconciliation nationale et le dialogue politique" en Centrafrique destiné à ramener la paix dans ce pays.

Depuis le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par la rébellion Séléka, la Centrafrique, ancienne colonie française riche en diamants, en pétrole et en uranium, est plongée dans le chaos. Les violences intercommunautaires quasi quotidiennes ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

Les ex-rebelles Séléka et les milices anti-balaka s'affrontent dans un cycle meurtrier et sanglant d'attaques et de représailles dont les civils sont les premières victimes.

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