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Ban Ki-moon garde espoir; Nétanyahou compare le Hamas à Al-Qaïda

22/07/2014 08:43 EDT | Actualisé 21/09/2014 05:12 EDT

JÉRUSALEM - Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a dit «croire et espérer» que sa mission d'urgence au Proche-Orient mènerait à la fin des combats entre Israël et le Hamas «dans un avenir très rapproché».

Toutefois, à ses côtés lors d'un déplacement à Tel Aviv, le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a exhorté la communauté internationale à tenir imputable le Hamas pour les récentes violences, soutenant que son refus d'un cessez-le-feu avait empêché précédemment la cessation des hostilités. M. Nétanyahou a comparé le Hamas à Al-Qaïda et à d'autres groupes islamistes radicaux en Irak, en Syrie et en Afrique.

Ban Ki-moon a affirmé mardi au Conseil de sécurité des Nations unies par vidéoconférence à partir de Ramallah, en Cisjordanie, qu'il ne pouvait pas révéler publiquement les détails des discussions durant une période aussi tendue.

Alors que le secrétaire général s'adressait au Conseil de sécurité, une sirène se faisait entendre à proximité. Ban Ki-moon a aussi visité le Qatar, le Koweït, l'Égypte et Jérusalem.

Les États-Unis et l'Égypte ont aussi cherché mardi le moyen de mettre fin à deux semaines de combats meurtriers dans la bande de Gaza, et les responsables ont évoqué comme étape centrale la possibilité de redémarrer des pourparlers de paix bloqués entre les autorités israéliennes et palestiniennes.

Il est peu probable que Washington soit prêt à s'investir de nouveau dans des négociations de paix ayant été rompues en avril dernier après près de neuf mois d'aller-retour diplomatique par le secrétaire d'État John Kerry. Mais la nouvelle série d'affrontements entre Israël et le Hamas qui contrôle Gaza a atteint le niveau de violence que les États-Unis disaient craindre ce printemps en l'absence d'une trêve durable.

M. Kerry, rencontrant mardi le président égyptien et d'autres hauts responsables, n'est pas allé jusqu'à suggérer une nouvelle ronde de pourparlers de paix. Tout de même, il a affirmé espérer que ces entretiens au Caire permettent «non seulement un cessez-le-feu, mais aussi un moyen d'adresser les enjeux sous-jacents, qui sont très complexes».

Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Shoukri, a affirmé que les discussions, mardi, s'attardaient «non seulement à résoudre cet enjeu, mais aussi à mettre en marche de nouveau le processus de paix dans lequel s'est tant investi (M. Kerry)».

Le secrétaire d'État américain a aussi rencontré le chef du renseignement palestinien, Majid Faraj, tôt mardi matin, et devrait se rendre en Israël plus tard cette semaine.

Les deux dernières semaines de combats entre Israël et le Hamas ont entraîné la mort de plus de 600 Palestiniens et de 29 Israéliens.

Un soldat israélien manque à l'appel à la suite d'un affrontement meurtrier dans la bande de Gaza, a indiqué mardi un responsable de la Défense, alors que des raids israéliens atteignaient un grand nombre de cibles.

On ignorait dans l'immédiat si le soldat manquant était mort ou vivant, a affirmé le responsable à l'Associated Press. Cette disparition laisse croire à la possibilité qu'il ait été capturé par le Hamas — un scénario de cauchemar pour Israël. Par le passé, Israël a payé cher des échanges de prisonniers déséquilibrés pour rapatrier des soldats capturés ou des restes des mains de ses ennemis.

Les responsables militaires ont indiqué que le sergent Oron Shaul figurait parmi les sept soldats dans un véhicule frappé par un missile antichar à Gaza en fin de semaine. Les six autres ont été confirmés morts. Ces responsables ont parlé sous le couvert de l'anonymat car ils n'étaient pas autorisés à discuter de cette affaire avec les médias.

Le Hamas avait soutenu plus tôt cette semaine avoir capturé un soldat israélien.

L'Organisation des Nations unies (ONU) affirme que la majorité des Palestiniens tués étaient des civils, dont des dizaines d'enfants.

Israël a lancé son opération le 8 juillet, disant vouloir faire cesser les tirs de roquettes du Hamas et détruire des tunnels utilisés par des activistes.

Le Hamas, avec un certain soutien du Qatar et de la Turquie, réclame des garanties sur l'assouplissement du blocus à Gaza avant de cesser ses tirs contre Israël.

Israël et l'Égypte ont restreint considérablement les mouvements de sortie et d'entrée à Gaza depuis que le Hamas a pris le contrôle du secteur en 2007.

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