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Porte-étendard de l'antidopage, Vincenzo Nibali semble promis à la victoire

21/07/2014 06:32 EDT | Actualisé 20/09/2014 05:12 EDT

CARCASSONNE, France - À moins d'un désastre sur les routes de France d'ici dimanche, l'homme qui semble sur le point de remporter le Tour de France affirme qu'il comprend que le cyclisme continue de payer pour l'épidémie de dopage qui l'a longtemps affecté.

Vincenzo Nibali le sait mieux que quiconque. Les deux grands tours qu'il a déjà remportés ont été entachés par des cas de dopage. Le Giro d'Italie de l'an dernier a été terni par trois tests positifs tandis qu'en 2010, à la Vuelta d'Espagne, le coureur qui a fini deuxième derrière lui, Ezequiel Mosquera, a ultérieurement échoué un test qui a révélé la présence d'un agent masquant.

Pendant la journée de congé de lundi, avant que le peloton ne commence à se diriger vers les Pyrénées, l'Italien de 29 ans se concentrait sur la course. Cet athlète serein, talentueux et méthodique affirmait qu'il voulait s'assurer d'éviter une «crise» comme celle qui a forcé le retrait de Chris Froome, puis ensuite celui d'Alberto Contador. Pendant les conférences de presse suivant les différentes étapes, il a répondu avec confiance aux questions sur le dopage.

«Malheureusement, on pose ces questions parce que nous payons pour les dernières années. J'essaie de répondre de la façon la plus correcte possible, comme je l'ai déjà fait au Giro l'an dernier, a déclaré Nibali après la 15e étape disputée dimanche. Je suis ici pour donner les meilleures réponses possibles, et tout clarifier à mon propos.

«J'ai toujours été le porte-étendard de l'antidopage.»

Au moment d'amorcer l'étape de mardi, la première de trois en montagnes dans les Pyrénées, Nibali aura une avance de quatre minutes et 37 secondes sur Alejandro Valverde, un Espagnol de 34 ans qui a purgé une suspension de deux ans après avoir été impliqué dans un réseau de dopage sanguin. Romain Bardet est troisième à 4:50, son compatriote français Thibaut Pinot est quatrième à 5:06 et l'Américain Tejay van Garderen est cinquième à 5:49.

Nibali semble avoir les atouts qu'il faut pour résister et confirmer la victoire. Il excelle en montagnes, il est solide au contre-la-montre — qui aura lieu lors de l'avant-dernière journée — et il n'aura que quelques coureurs à surveiller d'ici la fin, pusique le nombre de cyclistes capables de le déloger a été considérablement réduit.

Nibali a surtout affiché la maturité qu'il faut pour gagner, notamment quand il a remporté la deuxième étape de manière intelligente. Il a aussi montré une belle maîtrise de son vélo, par exemple lors de la cinquième étape disputée sur pavés de pierres. C'est durant cette étape que Froome a chuté et que Nibali a grugé plus de deux minutes sur Contador, forçant l'Espagnol à commencer à réfléchir à la façon d'attaquer. Cinq étapes plus tard, il a lui aussi chuté et abandonné.

«Au fil des années, j'ai vraiment appris beaucoup dans toutes les grandes courses — que chaque seconde compte, a indiqué Nibali. On ne sait jamais.»

Ceux qui connaissent bien Nibali déclarent qu'il est le produit d'une combinaison d'habiletés innées, d'un physique bien huilé et d'un régime d'entraînement sans compromis.

«Il reste encore à remporter le Tour mais nous sommes en bonne position, a reconnu Paolo Slongo, l'entraîneur de longue date de Nibali. Remporter un grand tour nécessite beaucoup de travail... Mais il n'y a pas de recettes étranges.»

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