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Énergie: les projets de Rosneft et Novatek à risque à cause des sanctions (Moody's)

21/07/2014 07:17 EDT | Actualisé 20/09/2014 05:12 EDT

Les nouvelles sanctions introduites par les États-Unis contre les géants russes de l'énergie Rosneft et Novatek pourraient entraver leurs nouveaux projets de production, notamment le projet Yamal dont le français Total est partenaire, a estimé lundi Moody's.

"Les sanctions vont réduire de manière significative les possibilités offertes à ces deux sociétés pour se financer et pourraient mettre la pression sur leurs projets de développement, comme Yamal LNG pour Novatek", écrit l'agence de notation dans une note.

Yamal LNG, qui prévoit d'exploiter à partir de 2017 les immenses ressources en gaz de la péninsule de Yamal, au delà du cercle polaire, est détenu à 60% par le groupe énergétique russe Novatek, à 20% par le français Total et à 20% par le chinois CNPC.

Moody's souligne que les activités commerciales de Rosneft et Novatek ne sont pas affectées actuellement mais explique que les nouvelles sanctions décrétées par Washington "les coupent de fait des marchés de capitaux américains à long terme".

"Novatek est en meilleure position que Rosneft pour supporter des contraintes provisoires sur ses liquidités grâce à son faible endettement", ajoute l'agence, qui souligne que Rosneft va devoir rembourser 26,2 milliards de dollars d'ici à fin 2015.

"Si les sanctions étaient étendues au secteur financier européen, cela limiterait de manière drastique les financements et les possibilités de partenariat pour les sociétés touchées et augmenterait les coûts, conduisant potentiellement à un gel des investissements et ralentissant leur croissance", poursuit Moody's.

Devenu l'an dernier le premier producteur de pétrole coté en Bourse dans le monde, Rosneft est lié par des accords de coopération avec plusieurs géants occidentaux comme le britannique BP qui détient près de 20% de son capital ou l'américain ExxonMobil.

gmo/pop/fw

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