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Les préoccupations d'ordre géopolitique font baisser la Bourse de Toronto

21/07/2014 05:03 EDT | Actualisé 20/09/2014 05:12 EDT

TORONTO - La Bourse de Toronto a clôturé en baisse, lundi, alors que les investisseurs se penchaient sur la possibilité que de nouvelles sanctions soient prises contre la Russie en raison de son soutien aux rebelles ukrainiens, blâmés pour l'écrasement d'un avion de ligne malaisien la semaine dernière.

L'indice composé S&P/TSX du parquet torontois a perdu 16,58 points, à 15 249,99 points.

Le dollar canadien a de son côté terminé la journée en hausse de 0,06 cent US, à 93,20 cents US.

À Wall Street, les indices ont également terminé en baisse, mais loin de leurs pires niveaux de la journée, après que le président américain Barack Obama eut demandé à son homologue russe Vladimir Poutine de contraindre les séparatistes appuyés par le Kremlin à permettre aux enquêteurs internationaux d'accéder sans entrave au site de l'écrasement. M. Obama n'est cependant pas allé jusqu'à annoncer de nouvelles sanctions.

La moyenne Dow Jones des 30 valeurs industrielles a perdu 48,45 points et clôturé à 17 051,73 points, tandis que l'indice de référence S&P 500 diminuait de 4,59 points, à 1973,63 points, et que l'indice composé du Nasdaq reculait de 7,45 points, à 4424,70 points.

La catastrophe, dans un secteur contrôlé par les séparatistes prorusses, a provoqué une levée de boucliers à l'échelle internationale et accru les pressions exercées sur la Russie pour qu'elle cesse son ingérence en Ukraine. Les autorités russes ont reproché au gouvernement ukrainien d'avoir causé la situation et l'atmosphère dans le cadre desquelles l'appareil a été abattu, jeudi dernier.

De nouvelles sanctions qui viseraient des industries entières ont été réclamées, mais certains craignent qu'une telle mesure nuise à ce qui demeure une très fragile reprise économique en Europe.

«Il faut se rappeler, a indiqué Brian Belski, de BMO Marchés des capitaux à Chicago, qu'il s'agit au départ d'une reprise de faible qualité parce que, en fin de compte, d'où viendra la croissance?

«Les États-Unis demeurent le plus important facteur de croissance au monde en ce qui a trait au produit intérieur brut. L'Europe fait face à pas mal de problèmes structurels, et les choses de ce genre n'aident tout simplement pas», a-t-il ajouté.

Les préoccupations nées de l'impact que pourraient avoir de nouvelles sanctions ont affecté les actions de grosses multinationales américaines. Par exemple, le titre de General Electric a chuté de 1,8 pour cent, à 25,98 $ US l'action.

Le cours de l'once d'or pour livraison en août s'est établi à 1313,90 $ US, en hausse de 4,50 $ US, sur le marché des métaux à New York.

Le cours du baril de pétrole brut léger pour livraison en août s'est établi à 104,59 $ US, en hausse de 1,46 $ US, à la Bourse des matières premières de New York.

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