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Efforts diplomatiques alors qu'Israël poursuit son offensive militaire

21/07/2014 08:34 EDT | Actualisé 20/09/2014 05:12 EDT

GAZA, Territoire palestinien - Un porte-parole de la police a indiqué que des avions israéliens avaient touché plus de 70 cibles dans la bande de Gaza, incluant la maison d'un défunt leader militaire du Hamas, cinq mosquées et un stade de soccer.

Ayman Batniji a affirmé que les tirs de tanks avaient endommagés plusieurs maisons le long de la frontière Est du territoire, tôt mardi, et qu'au moins 19 bateaux de pêche avaient été brûlés par des tirs provenant de la mer Méditerranée.

Les militaires israéliens ont indiqués que deux soldats avaient été tués, portant le nombre de morts à 27 à ce chapitre en deux semaines de combats entre Israël et le Hamas. Deux civils israéliens ont aussi été tués.

Un responsable palestinien a pour sa part affirmé que plus de 570 Palestiniens avaient été tués depuis le début des hostilités.

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, et le secrétaire d'État américain, John Kerry, se sont rencontrés au Caire, en Égypte, pour tenter d'en arriver à un cessez-le-feu.

Leur mission pour mettre fin aux combats entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza n'est cependant pas partie sur un bon pied, lundi.

Les dirigeants du Hamas ont indiqué qu'ils n'accepteraient pas un cessez-le-feu inconditionnel et le premier ministre israélien a juré de faire tout en son pouvoir pour protéger son pays contre les attaques du Hamas.

Depuis deux semaines, les combats entre l'armée israélienne et le mouvement palestinien, maître de la bande de Gaza, ont fait de nombreuses victimes en plus de faire fuir des dizaines de milliers de résidants de Gaza.

Dès son arrivée au Caire, M. Ban a imploré Israël et le Hamas de mettre fin aux violences et d'entamer un dialogue pour mettre fin à ce conflit qui dure depuis deux semaines. Au terme d'une rencontre avec le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Shukri, le diplomate a déclaré que «les violences devaient cesser des deux côtés». Les deux parties doivent commencer à négocier, a-t-il ajouté.

M. Ban a concédé que le retour au statu quo ne représenterait pas une victoire.

Un des principaux chefs du Hamas, Ismaël Haniyeh, a affirmé que les 1,7 million d'habitants de la bande de Gaza partageaient l'objectif de son organisation, soit la fin du blocus israélo-égyptien. «Nous ne pouvons pas revenir en arrière, nous ne pouvons pas revenir à cette mort silencieuse. Gaza a décidé de mettre un terme à ce blocus par son sang et par son courage.»

Si l'Égypte, Israël et les États-Unis favorisent une trêve inconditionnelle qui serait suivie par des négociations au sujet d'un nouvel arrangement frontalier avec Gaza, le Hamas, qui compte sur un certain appui du Qatar et de la Turquie, veut obtenir des garanties. L'organisation ne fait aucunement confiance en l'Égypte depuis que les nouveaux dirigeants du pays ont renversé un gouvernement ami du Hamas au Caire et renforcé le contrôle à la frontière avec Gaza.

Le président américain Barack Obama a appelé lundi la communauté internationale à s'attarder à mettre fin aux combats dans la bande de Gaza. M. Obama a réaffirmé qu'Israël avait le droit de se défendre contre les tirs de roquettes du Hamas. Il a toutefois ajouté croire que les actions militaires israéliennes à Gaza avaient déjà causé des «dommages importants» à l'infrastructure du Hamas et a dit vouloir éviter la mort d'autres civils.

M. Kerry a dit dimanche que les États-Unis soutenaient la proposition de trêve égyptienne acceptée d'abord par Israël et rejetée par le Hamas la semaine dernière. Le secrétaire d'État a rencontré M. Ban. A l'issue de la rencontre, il a annoncé l'envoi d'une aide humanitaire de 47 millions $ pour les dizaines de milliers de Gazaouis ayant fui leur résidence pour tenter d'échapper aux combats.

Il doit rencontrer plusieurs dirigeants égyptiens importants dont le président Abdel Fattah al-Sisi, le ministre Shukri et le président de la Ligue arabe, Nabil Elaraby, au cours des prochains jours. Cependant aucune rencontre officielle n'est encore prévue avec des dirigeants du Qatar, de la Turquie, d'Israël ou de la Cisjordanie.

De son côté, le premier ministre Benyamin Netanyahou a indiqué sur les ondes de Sky News Arabia que l'objectif de l'offensive de son pays était de «restaurer le calme et la sécurité de sa population pour une période significative».

«Nous sommes prêts à faire tout ce qui est possible pour atteindre ce but», a-t-il dit, avant de rappeler que son pays, contrairement au Hamas, avait accepté des propositions de cessez-le-feu précédentes.

Malgré les nouveaux efforts pour obtenir un cessez-le-feu, des appareils israéliens ont continué leurs raids sur des maisons à Gaza, lundi, tandis que le Hamas tirait des roquettes jusqu'à Tel-Aviv et tentait d'entrer par des tunnels en zones israéliennes.

Pour une deuxième journée de suite, le total quotidien de morts s'est élevé à 100 Palestiniens, lundi. Un obus israélien a frappé un hôpital dans la bande de Gaza, tuant quatre personnes et en blessant 60 autres, selon des responsables palestiniens. Dans un seul raid israélien, 25 personnes sont mortes dans les débris d'une maison dans la ville du sud de Khan Younis, dont 24 membres de la même famille. Un autre raid a atteint la maison de la famille Siyam dans le sud de Gaza, près de la ville de Rafah, tuant dix personnes, dont cinq enfants, a affirmé le Centre palestinien des droits de la personne.

Depuis le début de l'opération israélienne, le Hamas a tiré près de 2000 roquettes contre Israël. L'armée israélienne a affirmé que sept soldats israéliens avaient été tués dans un échange de feu avec des militants à Gaza, lundi.

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