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Grève des croupiers aux casinos de Montréal et du Lac-Leamy

21/07/2014 05:54 EDT | Actualisé 20/09/2014 05:12 EDT
Chris Cheadle via Getty Images

Les croupiers des casinos de Montréal et du Lac-Leamy à Gatineau sont en grève aujourd'hui pour une période de 24 heures afin de dénoncer la lenteur des négociations avec Loto-Québec. Les 1100 employés sont sans contrat de travail depuis mars 2013.

Un texte d'Alexandre Touchette Twitter Courriel

La partie patronale a demandé l'intervention du ministère du Travail qui a nommé deux médiatrices dans le dossier. L'arrêt de travail survient la veille de la première rencontre de médiation.

« On est un peu surpris que le syndicat décide d'avoir recours à une mesure aussi sérieuse qu'une grève de 24 heures avant même que ne débute la conciliation, mais bon évidemment c'est sa décision », Jean-Pierre Roy, porte-parole de Loto-Québec.

Le Syndicat canadien de la fonction publique, de son côté, reproche à la partie patronale de faire traîner les négociations qui bloquent sur des questions entourant les horaires de travail et les conditions de rappel des employés temporaires. Ces derniers représentent 20 % des croupiers de Montréal et plus de la moitié de ceux du Lac-Leamy selon le SCFP.

Le syndicat affirme que l'employeur exige des reculs qui auraient un impact très négatif sur la qualité de vie des employés temporaires qui doivent déjà être disponibles 24 heures sur 24 même quand ils sont en congé. Selon le SCFP, la partie patronale veut faire passer d'une heure à 15 minutes le temps accordé aux employés sur appel pour confirmer qu'ils acceptent un quart de travail.

Le syndicat demande aussi que les croupiers puissent s'échanger des heures de travail et que les permanents soient autorisés à donner des quarts de travail aux temporaires lors des périodes creuses.

Une fois ces questions réglées, les négociations devraient aller rondement puisque les croupiers demandent les mêmes augmentations salariales de 2 % par année obtenues par les trois autres syndicats du Casino de Montréal lors de la signature de leur convention collective l'an dernier.

Le syndicat estime qu'une entente est à portée de main si Loto-Québec accepte de mener une négociation intensive. « En 2008, on est entré le 18 juillet dans un hôtel à Montréal et on est sortis le 24 juillet avec une convention collective. Ce qu'on demande c'est le même cheminement », explique Jean-Pierre Proulx du SCFP.

Les casinos de Montréal et du Lac-Leamy demeurent ouverts malgré la grève. Les cadres qui ont déjà travaillé comme croupiers seront assignés aux tables de jeu.