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Centrafrique: un ex-séléka tué par des anti-balaka à Bangui le jour du forum de Brazzaville.

21/07/2014 07:07 EDT | Actualisé 20/09/2014 05:12 EDT

Un ex-rebelle Séléka a été tué lundi à Bangui par des miliciens anti-balaka, le jour même où, à Brazzaville, s'ouvre un "Forum de réconciliation nationale" destiné à obtenir la cessation des affrontements entre ces groupes armés qui déchirent la Centrafrique, a annoncé à l'AFP la force africaine Misca.

Cette attaque, qui a eu lieu près de l'hôpital communautaire, a provoqué des représailles de la part d'autres Séléka cantonnés dans le camp militaire Béal, qui ont pris en otages plusieurs jeunes revenant d'un lycée proche.

"Un élément ex Séléka a été tué lundi tout près de l'hôpital communautaire par des individus se réclamant des anti-balaka alors qu'il sortait pour prendre son petit-déjeuner. Cela a provoqué des représailles d'autres ex Séléka cantonnés au camp Béal, qui sont sortis et ont emporté des biens et de l'argent de commerçants proches de l'hôpital. Des tirs ont été entendus dans la zone, suscitant la peur parmi la population", précise la source de la Misca, sous couvert d'anonymat.

"Par ailleurs, des jeunes d'un lycée voisin de l'hôpital, au nombre indéterminé, ont été faits prisonniers par les ex Séléka. Le père de l'un de ces jeunes qui a suivi son enfant au camp Béal, a été poignardé par les ex séléka. Il a été conduit à l'hôpital pour des soins", a ajouté la source.

Des éléments de la force européenne (Eufor), déployés dans le 5è arrondissement où se trouve l'hôpital communautaire, ont pris position autour du camp, tandis que.des soldats congolais de la Misca qui protègent l'hôpital ont renforcé leur dispositif.

Cet incident survient alors que s'est ouvert le forum de Brazzaville censé déboucher sur la signature d'un accord de cessation des hostilités entre les groupes armés, notamment les anti-balaka et les ex Séléka.

Les deux groupes armés, représentés au forum de Brazzaville, n'ont pas réussi à s'entendre au cours de plusieurs rencontres à Bangui ces derniers jours pour adopter une déclaration conjointe dans laquelle ils s'engageraient à aller à la paix et à la réconciliation.

Depuis qu'elle a abandonné le pouvoir en janvier sous la pression des forces française Sangaris et africaine Misca, après avoir commis de graves exactions envers les civils, l'ex-rébellion Séléka, à dominante musulmane, s'affronte régulièrement, surtout en province, avec des milices anti-balaka, majoritairement des chrétiens et animistes, qui s'étaient constituées pour la chasser du pouvoir.

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