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Liban: un Libano-suédois recherché tué lors d'une perquisition (sécurité)

20/07/2014 03:20 EDT | Actualisé 18/09/2014 05:12 EDT

Un Libano-Suédois recherché pour implication dans une tentative d'attentat a été tué dimanche à l'aube par l'explosion d'une grenade qu'il s'apprêtait à jeter sur des policiers venus perquisitionner chez lui, a affirmé à l'AFP un responsable des services de sécurité libanais.

Monzer Khaldoun al-Hassan, 24 ans, était soupçonné d'avoir fourni des ceintures explosives à deux kamikazes qui s'étaient fait exploser fin juin lors d'une perquisition dans leur chambre d'hôtel à Beyrouth.

Peu après minuit, des membres des services de renseignement des Forces de sécurité intérieure (FSI) ont encerclé l'immeuble dans lequel habitait Monzer al-Hassan à Tripoli, la grande ville à majorité sunnite du nord du Liban. "Des échanges de tirs ont éclaté et duré quatre heures alors que le fugitif a lancé des grenades en direction des FSI", a expliqué la source.

"Il a été tué par une grenade qu'il essayait de lancer alors que les forces de sécurité tentaient d'entrer dans l'appartement". Deux policiers ont été blessés.

Les FSI ont saisi une ceinture explosive, des matières explosives et des documents dans l'appartement ainsi que la voiture de Monzer al-Hassan.

Monzer al-Hassan était rentré de Suède il y a sept mois, après la mort de deux de ses frères tués dans les combats aux côtés des rebelles en Syrie. Selon la source des services de sécurité, ils avaient commis un double attentat suicide contre un barrage du régime syrien près du Krak des Chevaliers dans la province de Homs (centre).

Le 25 juin, deux kamikazes saoudiens se sont fait exploser dans un hôtel de Beyrouth alors que des agents de la Sûreté générale s'apprêtaient à perquisitionner leur chambre. L'un a été tué, l'autre blessé et détenu.

Depuis l'été 2013, le Liban a été secoué par plusieurs attentats suicide touchant pour la plupart des bastions du Hezbollah, le puissant parti chiite qui combat les rebelles de Syrie aux côtés du régime de Bachar al-Assad.

Ces attentats ont été revendiqués par des groupuscules extrémistes sunnites qui disent riposter à l'implication du parti dans le conflit syrien.

L'engagement du parti chiite libanais auprès de l'armée syrienne divise profondément le Liban. Des sunnites libanais se sont également portés volontaires pour prêter main forte aux insurgés en Syrie.

oi-ram/feb

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