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Le corps de Casey Kasem à Montréal, selon le dirigeant d'une maison funéraire

20/07/2014 02:25 EDT | Actualisé 18/09/2014 05:12 EDT

SEATTLE - Le dirigeant d'une maison funéraire de l'État de Washington qui était initialement en charge du dossier de l'ex-animateur de radio Casey Kasem affirme qu'il s'est personnellement assuré que les restes du défunt avait été envoyés, lundi, par avion à Montréal.

Corey Gaffney, le président de Gaffney Funeral Home à Tacoma, soutient qu'on lui a confirmé que la dépouille était bel et bien arrivée à Montréal. Il ajoute que les nouvelles voulant que le corps soit disparu sont fausses.

Quelques médias américains ont cité la fille de Casey Kasem, Kerri, qui affirme que les restes de son père sont introuvables.

Dans les mois qui ont précédé la mort de M. Kasem, le 15 juin, sa fille avait été impliquée dans une dispute avec sa femme des 34 dernières années, Jean Kasem, concernant le bien-être de la légendaire vedette radiophonique.

Selon une copie déposée à la cour supérieure du comté de Pierce, Jean Kasem a rempli un acte de décès daté du 15 juillet et donnant une adresse à Jérusalem, Israël. Le document utilisait l'expression «déplacement de l'État» comme méthode prévue pour disposer des restes, identifiait la maison funéraire Urgel Bourgie à Montréal comme lieu de disposition des restes, et le 14 juillet comme date de disposition.

Questionnée samedi par La Presse Canadienne, la résidence funéraire montréalaise a soutenu n'avoir aucun document indiquant la présence des restes de Casey Kasem ou qu'ils étaient supposés d'y être envoyés.

Il n'y avait pas d'explications, dans l'immédiat, à savoir pourquoi la dépouille de M. Kasem aurait été envoyée à Montréal. M. Gaffney a dit qu'il ne pouvait commenter les raisons qui ont mené la femme du défunt à choisir Montréal ou pourquoi Urgel Bourgie n'avait aucun document à cet effet.

Un juge avait accordé à Kerri Kasem, la fille de l'ex-animateur radiophonique, une ordonnance d'interdiction temporaire visant à empêcher l'épouse de Kasem d'incinérer ses restes.

Lorsque l'avocat représentant Kerri Kasem a voulu présenter une copie de l'ordonnance à un responsable d'une résidence funéraire de Tacoma, dans l'État de Washington, il s'est fait dire que les restes n'étaient plus là.

Teruyuki Olsen, un avocat de l'épouse de Kasem, a refusé de commenter, vendredi, ou de fournir quelque information que ce soit au sujet de la dépouille.

Kasem, l'ancien animateur de «American Top 40», a rendu l'âme le 15 juin à l'âge de 82 ans. Il était atteint de démence, et son décès a suivi une longue dispute entre Jean Kasem et les trois enfants de l'animateur, nés de son premier mariage, liée aux soins à lui apporter en fin de vie.

Devant un juge de la cour supérieur du comté de Pierce, mercredi, Kerri Kasem a demandé l'autorisation d'exiger une autopsie sur le corps de son père, de même qu'une ordonnance d'interdiction temporaire visant à s'assurer que le corps soit entreposé en chambre froide, et non incinéré, jusqu'à ce que cette autopsie soit complétée.

Le juge Ronald Culpepper a ordonné à Jean Kasem de s'assurer que les restes de l'animateur soient préservés et que sa dépouille demeure à la résidence funéraire de Tacoma jusqu'à ce que la cour prenne une décision sur la requête d'autopsie, à la suite d'une audience devant avoir lieu le 25 juillet.

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