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L'acteur américain James Garner, qui a joué à la télé et au cinéma, décède

20/07/2014 07:09 EDT | Actualisé 19/09/2014 05:12 EDT

LOS ANGELES, États-Unis - L'acteur américain James Garner est décédé samedi soir à Los Angeles, à l'âge de 86 ans.

À la télévision, il a notamment été la vedette des émissions «Maverick» et «The Rockford Files». Au cinéma, il a entre autres été mis en nomination pour un Oscar pour son rôle dans «Murphy's Romance» en 1985.

M. Garner est mort de causes naturelles dans sa résidence de Brentwood samedi soir, a indiqué dimanche matin la police de Los Angeles. Les autorités ont répondu à un appel de détresse samedi soir vers 20h, heure locale, et ont confirmé l'identité de l'acteur auprès de ses proches, a confié le policier Alonzo Iniquez à l'Associated Press.

On ignore pour l'instant la cause de son décès. M. Garner avait subi un accident vasculo-cérébral en mai 2008, quelques semaines après son 80e anniversaire.

Bien qu'il était un accro du drame et de l'action, l'acteur était surtout connu pour les émissions au ton humoristique, comme «Maverick», ou encore «The Rockford Files».

Son désir d'éviter les conflits a offert une nouvelle approche fort appréciée du héros américain, contrastant en ce sens avec les gestes héroïques de John Wayne et de Clint Eastwood, qui était rapide sur la détente. Même septuagénaire, Garner était toujours actif au petit comme au grand écran. En 2002, il jouait le père de Sandra Bullock dans «Divine Secrets of ther Ya-Ya Sisterhood» («Les divins secrets des petites Ya-Ya»). L'année suivante, il rejoignait la distribution d'une populaire comédie de situation aux États-Unis, après la mort de l'un des personnages principaux.

Au grand écran, il a fait preuve d'une grande polyvalence, se montrant aussi à l'aise dans le drame social («The Children's Hour»), la comédie satirique («The Amercanization of Emily», son préféré) le film de guerre («The Great Escape), la comédie sentimentale («The Thrill of it All), le polar («Twilight») ou le western («Support Your Local Gunfighter).

Lorsqu'il a reçu le prix d'hommage pour l'ensemble de sa carrière de la Screen Actors Guild, en 2005, il a lancé «je ne sais pas comment je suis arrivé jusqu'ici». Mais dans ses mémoires publiées en 2011, «The Garner Files», il a offert quelques indices amusants, y compris son penchant pour les opinions exprimées de façon tranchante et une tendance à remettre les gens agaçants à leur place — y compris un admirateur casse-pieds et une belle-mère l'ayant agressé.

En 1957, son émission «Maverick», dont l'horaire avait été remanié, a rapidement laissé ses concurrents dans son sillage. Au moment où les réseaux de télévision débordaient de héros de westerns traditionnels au regard perçant, Bret Maverick a offert une goulée d'air pur. Avec son ton sardonique et sa volonté de se dépêtrer de situation délicate en discutant plutôt qu'en sortant son six-coups, le fraudeur professionnel semblait rejeter les valeurs du genre.

Bien des années plus tard, il a joué dans la version cinématographique de «Maverick» mais, pour une question d'âge, il avait dû abandonner le rôle-titre à Mel Gibson.

En 1957, Garner a épousé l'actrice de télévision Lois Clarke, et leur mariage a tenu le coup malgré des périodes agitées. À la fin des années 1990, la famille a construit une maison de plus de 1100 mètres carrés, au nord de Santa Barbara.

«Ma femme et moi voulions simplement regarder le coucher de soleil, a dit Garner en 2000. Mais le téléphone a alors commencé à sonner avec ces offres merveilleuses, et nous avons décidé "Hé bien, restons dans le domaine pendant encore un certain temps".»

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