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Kristoff gagne la 15e étape du Tour de France, mais Nibali demeure en tête

20/07/2014 11:44 EDT | Actualisé 19/09/2014 05:12 EDT

NÎMES, France - Le Norvégien Alexander Kristoff a gagné la 15e étape du Tour de France en se hissant en tête d'un peloton qui a avalé deux cyclistes qui s'étaient échappés dans les dernières centaines de mètres de l'épreuve, dimanche.

Vincenzo Nibali a franchi le fil d'arrivée au sein du groupe de tête, lui permettant de demeurer au sommet du classement général de la Grande Boucle.

Kristoff, un cycliste de l'équipe Katusha qui avait également remporté la 12e étape, a levé le poing vers le ciel après s'être hissé devant le peloton qui venait de rattraper les deux athlètes qui s'étaient échappés — le champion suisse Martin Elmiger et le Néo-Zélandais Jack Bauer — depuis le coup de départ de l'étape.

«C'était un peu tard pour trouver sa zone de confort. C'était très serré, a dit Kristoff. Je croyais que j'allais terminer deuxième... nous avons appuyé sur l'accélérateur.»

Bauer s'est frappé la tête contre son casque protecteur, a soupiré profondément, s'est penché sur le cadre de son vélo et s'est mis à pleurer après avoir été incapable de concrétiser la victoire. Dans les dernières centaines de mètres de l'épreuve, il a largué Elmiger et se dirigeait allègrement vers le fil d'arrivée.

«C'est le rêve de tous les cyclistes de remporter une étape du Tour, et particulièrement pour un 'Kiwi', car nous sommes très peu à être devenus professionnels, et très peu d'entre nous avons l'opportunité de participer au Tour de France», a-t-il expliqué.

«J'ai absolument tout donné, et comme vous avez pu le voir mon effondrement au fil d'arrivée m'a terriblement déçu», a-t-il conclu. Bauer a terminé 10e, tandis qu'Elmiger était repoussé au 16e rang.

«Bien sûr que c'est triste pour eux, mais je ne me sens pas mal de l'avoir emporté, a commenté Kristoff, faisant remarquer que les sprinteurs sont habituellement dominants dans ce genre d'étapes. Habituellement, une échappée comme celle-ci n'aurait jamais dû se produire, mais c'est arrivé. Ces gars-là étaient très puissants... Ç'a dû être très difficile.»

Après deux jours passés dans les Alpes françaises, l'étape de dimanche s'est révélée moins exigeante puisqu'elle s'est déroulée sur le plat pendant 222 km entre Tallard, la capitale du parachutisme dans le Sud-Est de la France, et Nîmes — une ville célèbre pour son amphithéâtre romain et ses corridas.

Nibali a empêché ses principaux rivaux de rétrécir l'écart au classement général. Il détient une avance de 4:37 sur l'Espagnol Alejandro Valverde, détenteur du deuxième rang, et de 4:50 sur le Français Romain Bardet, troisième.

Les cyclistes bénéficieront d'une deuxième journée de repos, lundi.

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