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Bande de Gaza: le Conseil de sécurité de l'ONU demande un cessez-le-feu

20/07/2014 07:00 EDT | Actualisé 19/09/2014 05:12 EDT

NATIONS UNIES, États-Unis - Le Conseil de sécurité des Nations unies s'est réuni d'urgence, dimanche soir, pour discuter de la situation dans la bande de Gaza.

Lors d'un bref point de presse présenté à la suite de la réunion qui se tenait à huis clos, le président Eugène-Richard Gasana a déclaré que le Conseil de sécurité réclame un arrêt immédiat des hostilités. Il a affirmé que le Conseil était très inquiet de l'escalade de la violence dans ce conflit et de son impact croissant sur les civils.

L'opération terrestre menée par l'armée israélienne dans la bande de Gaza a tué 65 Palestiniens et 13 soldats israéliens durant la seule journée de dimanche. Des dizaines de milliers de civils palestiniens terrifiés ont trouvé refuge dans des installations gérées par l'ONU.

Les États-Unis ont par ailleurs annoncé, dimanche, que le secrétaire d'État John Kerry se rendrait en Égypte dès lundi pour participer aux efforts internationaux en vue de conclure un cessez-le-feu.

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, est quant à lui arrivé au Qatar, où il a rencontré le ministre qatari des Affaires étrangères, Khalid al-Attiya. Il devait également y rencontrer le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, selon le porte-parole de ce dernier.

M. Ban a sévèrement critiqué l'opération militaire israélienne, tout en renouvelant son appel à un cessez-le-feu.

«Alors que j'étais en route vers Doha, des dizaines d'autres civils, incluant des enfants, ont été tués par les frappes militaires dans le quartier Shijaiyah à Gaza», a-t-il affirmé.

«Je condamne cette action atroce. Israël doit fait preuve de la plus grande retenue et en faire beaucoup plus pour protéger les civils», a ajouté M. Ban.

La semaine dernière, le Hamas a rejeté la proposition de trêve proposée par l'Égypte et appuyée par Israël et les États-Unis. Le groupe extrémiste s'est tourné vers d'autres pays, comme le Qatar et la Turquie, pour formuler une nouvelle proposition de cessez-le-feu. Le groupe ne fait plus confiance à l'Égypte, dont les dirigeants militaires actuels ont renversé l'an dernier le président islamiste Mohamed Morsi, considéré comme proche du Hamas.

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