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L'armée israélienne détruit une dizaine de tunnels dans la bande de Gaza

19/07/2014 05:15 EDT | Actualisé 18/09/2014 05:12 EDT

GAZA, Territoire palestinien - Les troupes israéliennes ont détruit, samedi, au moins une dizaine de tunnels dans la bande de Gaza qui auraient été utilisés par des combattants du Hamas pour s'infiltrer en territoire israélien afin d'y mener des attaques contre des soldats et des civils.

Les Palestiniens ont quant à eux rapporté une intensification des frappes aériennes et du pilonnage, alors que le bilan de la plus récente reprise des hostilités entre Israël et le Hamas a augmenté à au moins 342 morts dans la bande de Gaza. Deux civils israéliens et trois soldats ont aussi péri depuis le 8 juillet.

L'armée israélienne a indiqué avoir découvert 34 entrées menant à une dizaine de tunnels souterrains, dont certains à une profondeur de 30 mètres.

Néanmoins, des extrémistes palestiniens vêtus d'uniformes de l'armée israélienne ont réussi à s'infiltrer en Israël par un autre tunnel et ont tué deux soldats samedi, en plus d'en blesser plusieurs autres, a indiqué l'armée. Au moins un Palestinien a perdu la vie dans l'affrontement.

Le Hamas a affirmé que 12 de ses combattants avaient participé à l'attaque et que le groupe avait pris des armes aux soldats et les avaient rapportées dans leur cachette.

Lors de deux autres affrontements, des Palestiniens armés sont subitement sortis des tunnels où ils se trouvaient et ont ouvert le feu sur les soldats israéliens, qui ont répliqué. Deux assaillants ont été tués. Un autre combattant palestinien est mort lorsque sa veste explosive s'est déclenchée, a indiqué l'armée israélienne.

Israël a lancé jeudi une offensive terrestre dans la bande de Gaza, après plusieurs jours de frappes aériennes en réponse aux tirs de roquettes du Hamas.

Les affrontements se poursuivaient tard samedi soir, de violents combats ayant été signalés dans plusieurs parties de l'enclave palestinienne.

Le porte-parole du ministère de la Santé à Gaza, Ashraf al-Kidra, a indiqué que le bilan des victimes était maintenant de 342 morts, dont une grande part de civils.

En Israël, une roquette tirée de la bande de Gaza a tué un homme de 30 ans près de la ville de Dimona, en faisant la deuxième victime civile israélienne depuis la relance du conflit, selon la police. L'attaque a aussi blessé quatre personnes.

Plus tôt samedi, des tirs de char ont tué au moins cinq membres de la famille Al-Zawaydi dans leur résidence de Beit Lahiya, dont deux enfants. Dans un incident distinct, des obus tirés par des chars ont tué trois membres de la famille Hamooda dans leur maison, incluant deux enfants.

Dans la ville de Gaza, deux garçons et un bébé de 12 mois ont péri vendredi soir après le repas de rupture du jeûne du Ramadan.

L'armée israélienne assure prendre toutes les mesures possibles pour éviter les victimes civiles et les attribue au Hamas, en accusant le groupe extrémiste de tirer des roquettes à partir de zones résidentielles et d'utiliser les civils comme «boucliers humains».

Quelque 50 000 Palestiniens sont réfugiés dans les abris mis sur pied par les Nations unies, selon l'agence onusienne pour les réfugiés palestiniens (UNRWA).

L'armée a indiqué avoir visé plus de 2500 cibles dans la bande de Gaza, dont 1100 lance-roquettes, depuis 12 jours. Selon l'armée, quelque 70 combattants palestiniens ont été tués et 13 autres ont été emmenés en Israël pour être interrogés.

Les combattants de la bande de Gaza ont tiré plus de 1760 roquettes vers les villes israéliennes depuis le 8 juillet, d'après l'armée.

Samedi, le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Shukri, a répété son appel pour que les deux camps acceptent son initiative de cessez-le-feu, affirmant qu'il s'agissait de la seule offre sur la table, malgré les efforts de la Turquie et du Qatar, deux puissances soutenant le Hamas, afin de conclure un autre accord.

Dans une nouvelle tentative de faire débloquer la situation sur le plan diplomatique, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, devait s'envoler pour le Proche-Orient samedi afin d'offrir son aide en tant que médiateur.

Les autorités militaires israéliennes ont indiqué que l'opération terrestre pourrait durer jusqu'à deux semaine, voire plus.

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