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Kenya: une attaque supposément lancée par al-Shabab a fait 7 morts

19/07/2014 02:44 EDT | Actualisé 18/09/2014 05:12 EDT

NAIROBI, Kenya - Sept personnes ont été tuées lorsque des tireurs ont ouvert le feu sur un autocar non loin de la côte kenyane, là où de précédents assauts ont fait 87 victimes, a annoncé samedi la Croix-Rouge.

L'attaque de vendredi soir est survenue dans une région appelée Corner Mbaya, à cinq kilomètres de la ville côtière de Witu, a précisé le groupe humanitaire. Les autorités estiment que plusieurs passagers voyageant à bord du véhicule de 52 places se sont réfugiés dans une forêt voisine.

Des militants du groupe somalien al-Shabab, liés à al-Qaïda, ont revendiqué l'attaque.

Le chef de la police locale a imposé un couvre-feu du coucher au lever du soleil pour la région, et a interdit l'accès aux forêts de l'endroit. Ces zones sont considérées comme un refuge pour les tireurs. Les gens découverts dans les forêts seront arrêtés, a précisé le chef, avant d'ordonner que les autocars circulent avec des escortes armées.

Des policiers se sont engagés dans une fusillade avec les agresseurs, entraînant la mort de trois policiers et quatre civils. Trois autres civils et un policier ont été blessés.

Selon le commissaire du comté, les tireurs ont utilisé un véhicule pour bloquer la route afin de forcer l'autocar à s'arrêter.

Au dire du groupe extrémiste, les attaquants envoyaient un message voulant que le Kenya soit dans l'incapacité de stopper les opérations du mouvement dans les régions côtières. «L'attaque a été menée en réponse à l'affirmation, par le gouvernement, selon laquelle toutes les régions récemment attaquées étaient sécurisées après le déploiement de troupes», a mentionné l'organisation.

Les miliciens se sont juré de lancer des attaques en sol kenyan pour venger la présence de troupes kenyanes pour combattre les militants en Somalie. En septembre, quatre shébabs armés ont attaqué un centre commercial huppé de Nairobi, la capitale du Kenya, faisant 67 morts. Le groupe a également revendiqué d'autres attaques le long de la côte, mais le gouvernement kenyan affirme que d'autres réseaux locaux auraient pu être responsables.

Nairobi craint que le tourisme, un pilier clé de l'économie, ne soit affecté négativement par des avertissements émis par les États-Unis et la Grande-Bretagne à la suite des attaques.

Quant à l'opposition kenyane, connue sous le nom de Coalition pour les réformes et la démocratie, elle réclame le retrait des troupes en Somalie, soutenant que le gouvernement n'est pas sérieux dans sa lutte contre al-Shabab.

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