DIVERTISSEMENT

Gala Juste pour rire «Sexe opposé» : sur la même longueur d'ondes (PHOTOS)

19/07/2014 08:42 EDT | Actualisé 19/07/2014 08:46 EDT
FOTOimage

Marie-Ève Janvier a cassé une guitare sur le dos de Jean-François Breau, Pierre Hébert a décortiqué le phénomène Fifty Shades of Grey, Maxim Martin s’est initié aux soupers de filles… Épicé, surprenant et très drôle, le Gala Juste pour rire d’Anaïs Favron et Maxim Martin, traitant du sexe opposé, a réjoui autant la gent féminine que masculine, vendredi.

Si les hommes viennent de Mars et les femmes, de Vénus, Maxim et Anaïs, eux, étaient sur la même longueur d’ondes en ce qui a trait au ton insufflé à la soirée. Les remarques insolentes se sont multipliées, on a joué au ping-pong avec les clichés (aucun n’a été oublié) et les deux côtés n’ont pas été épargnés. On connaissait la répartie de Maxim Martin, on a découvert plus en profondeur le talent d’Anaïs Favron pour la scène. Une naturelle. En ouverture, tous deux se sont lancé des flèches trempées dans les préjugés les plus tenaces : l’orgueil masculin, les femmes qui dépensent trop, les filles qui veulent changer leur chum, les gars qui regardent dans les décolletés, les dames à l’horaire surchargé («90% du temps de la femme est consacré à rester mince», dixit Anaïs), la calvitie des messieurs, et tutti quanti. Rien de bien original, mais tout le monde s’y reconnaît.

Au fil du spectacle, on a aussi eu droit à des clins d’œil savoureux sur le harcèlement sexuel et sur les premiers amours des adolescents.

Jean Airoldi au chalet

Le premier invité, Simon Gouache, a frappé très fort. Une étoile du stand up est née. Et peut-être, aussi, un maître en conseils matrimoniaux. «La clé pour un couple en santé? La communication. Le moins possible», estime-t-il. Sa comparaison de la masturbation au féminin et au masculin, le récit de ses efforts pour déboucher le jet du bain coincé par les cheveux de sa copine, tout était parfait. Il s’est mérité une ovation debout très justifiée.

Eddy King a repris son monologue d’ouverture du Gala Hahahaïti, présenté trois jours plus tôt, dans lequel il racontait sa réalité de nouveau papa d’une fillette d’un an et de beau-père d’une adolescente de 14 ans. Dominic Paquet, lui, a misé sur ses grandes forces, l’interprétation caricaturale et le bruitage, pour nous faire comprendre qu’il aurait voulu travailler dans la construction, en imitant le «langage» de ceux qui bossent dans le domaine.

L'article se poursuit après la galerie photos

Gala Juste pour rire «Sexe opposé»

Beau concept que ce souper de filles réunissant Cathy Gauthier, Virginie Fortin, Anne-Élisabeth Bossé et Maxim Martin, qui s’est infiltré en remplacement d’Anaïs. Le mâle du groupe s’est initié aux «procédés» plutôt hypocrites de la tradition, comme les (faux) compliments et les conseils douteux sur la vie amoureuse des autres.

L’une des meilleures répliques du Gala s’est échappée de la bouche de Maxim Martin dans ce sketch, lorsqu’Anne-Élisabeth Bossé a fait irruption, en larmes, après avoir été supposément larguée par son soupirant. «On dirait Jean Airoldi tout seul à son chalet!», a-t-il nargué, faisant s’écrouler la salle de rire. On a d’ailleurs souligné, un peu plus tard, quelques ruptures marquantes de la dernière année dans le milieu artistique, la thématique s’y prêtant à merveille, mais on n’a pas poussé trop loin les gags méchants.

La riposte masculine du souper de filles, soit Anaïs venue aider Charles Lafortune et Dominic Paquet à construire un patio, a trainé un peu plus en longueur et tourné davantage en rond. Blagues de pet, de brosse à dents «dans le cul»… On sentait l’épuisement approcher.

Tanguy, sadomasochisme et rupture

«Ça fait 25 ans que je fais ce métier et c’est le standing ovation le plus intense que j’ai vu», a déclaré Maxim Martin après le passage de la recrue Mariana Mazza, qui tentait son premier Gala Juste pour rire. La dynamo de 22 ans a sûrement été une révélation pour plusieurs, vendredi. Elle a assuré avec virulence qu’elle n’est pas lesbienne malgré sa «face de brouteuse» et ses manières pas toujours délicates. «Même quand je suis avec un gars, c’est moi, le gars, dans le couple».

On se demande vivement pourquoi on n’avait pas encore entendu parler du charismatique Français Donel Jack’Sman. Le garçon a séduit en relatant que sa copine l’a quitté parce qu’il vit toujours chez sa mère à 30 ans. «En France, on appelle ça un Tanguy. À Montréal, on appelle ça un vieux garçon. Et à Laval, on appelle ça un couple.» Son grand rival était en fait le meilleur ami de sa douce, et il en a profité pour lancer un avertissement à tous les mecs. «Les gars, le meilleur ami de votre copine, tuez-le».

Excellente idée de Pierre Hébert que celle d’aborder le phénomène Fifty Shades of Grey, «un mélange entre la UFC et le 281», a-t-il précisé. Il a avisé tous les hommes dont la conjointe lira le bouquin; leur vie sexuelle changera. «Ça se peut que tu fasses de la physio», a-t-il avancé. Il a ensuite extrapolé dans le sujet en s’étendant sur le sadomasochisme au sens large. «Trempe ton vibrateur dans le Tabasco», a-t-il suggéré aux femmes qui «jouent dur» au lit.

À la fin, Jean-François Breau et Marie-Ève Janvier ont revisité la chanson Du plaisir, de la comédie musicale Don Juan, en modifiant les paroles pour se balancer leurs défauts respectifs au visage. Le duo s’est terminé par une violente «rupture» et, comme on le disait plus haut, une guitare éclatée sur le dos de Jean-François. Jolie mise en scène pour briser leur image de «petit couple parfait». Tous les artistes se sont ensuite rassemblés avec, en prime, David Desharnais au bras d’Anne-Élisabeth Bossé et un agriculteur de L’amour est dans le pré à celui de Marie-Ève Janvier, pour un ultime toast aux relations hommes-femmes. Après tout, on n’en a jamais assez…