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Syrie: les jihadistes attaquent un champ gazier et tuent 115 personnes

18/07/2014 01:32 EDT | Actualisé 17/09/2014 05:12 EDT

BEYROUTH - Des extrémistes islamistes ont tué au moins 115 soldats syriens, gardes de sécurité et employés en prenant le contrôle d'un champ gazier du centre de la Syrie après des heures de combats, ont indiqué des militants de l'opposition, vendredi.

Plus de 20 jihadistes ont aussi péri dans les affrontements de jeudi autour du champ de gaz naturel de Shaer. Il s'agit des combats les plus meurtriers jusqu'à maintenant entre les extrémistes de l'État islamique et les forces loyales au président syrien Bachar el-Assad.

Au cours des dernières semaines, les jihadistes de l'État islamique ont pris le contrôle d'un vaste territoire de part et d'autre de la frontière entre la Syrie et l'Irak, où ils ont proclamé un califat islamique. Ils s'étaient précédemment emparés d'une grande partie de la province pétrolière de Deir ez-Zor, dans l'est de la Syrie.

L'assaut contre le champ gazier de Shaer, qui se trouve dans la région désertique de Palmyre, dans la province centrale de Homs, a commencé jeudi par un attentat-suicide et une attaque contre des postes de contrôle militaires, a expliqué un militant de l'opposition présent dans la région, Beibares Tellawi.

Les extrémistes ont pris le contrôle du champ après de violents affrontements avec les forces gouvernementales qui ont duré 12 heures, selon M. Tellawi, qui a estimé qu'il s'agissait de la plus importante opération de l'État islamique contre le régime El-Assad dans la province de Homs à ce jour.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme, une organisation de l'opposition civile établie à Londres, a déclaré que 115 personnes du côté gouvernemental avaient été tuées.

L'Observatoire affirme également que 21 combattants de l'État islamique ont péri dans les affrontements, tandis que M. Tellawi a annoncé que 27 jihadistes avaient été tués.

Un responsable du bureau du gouverneur de Homs, joint par l'Associated Press, a indiqué qu'il n'avait aucune information à donner sur l'incident. Le gouvernement syrien commente rarement les attaques meurtrières contre ses forces.

L'Observatoire et M. Tellawi ont souligné que le sort de plus de 200 personnes prises au piège dans les installations gazières demeurait inconnu pour le moment.

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