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Rory McIlroy efface sa guigne du vendredi en y allant d'un score de 66

18/07/2014 10:10 EDT | Actualisé 17/09/2014 05:12 EDT

HOYLAKE, Royaume-Uni - Rory McIlroy a fait fi de ses habituels problèmes de deuxième ronde en donnant une performance, à Royal Liverpool, qui pourrait l'amener à faire cavalier seul.

Quant à Tiger Woods, il peut se compter chanceux d'avoir évité l'élimination à l'Omnium britannique.

L'espoir d'assister à un duel entre l'homme qui a jadis dominé le golf et celui qui est le plus susceptible de lui succéder s'est vite évanoui, vendredi. McIlroy a vogué vers un score de 66, six coups sous la normale, qui lui a procuré une avance confortable à la veille des deux rondes du week-end.

Cela commence à ressembler à ses deux premières victoires en tournois du Grand Chelem, qu'il avait toutes deux signées par huit coups, à l'occasion de l'Omnium des États-Unis en 2011 et du Championnat de la PGA en 2012.

«J'ai le sentiment d'avoir une belle tranquillité d'esprit quand je suis sur le terrain de golf, a indiqué McIlroy. Je suis très à l'aise dans cette position. Je suis très à l'aise avec ce que je fais en ce moment. C'est difficile à décrire. J'aimerais bien que ça m'arrive plus souvent.»

Woods a déjà connu ce genre de sensation. Mais pas cette fois.

À son premier tournoi majeur de l'année depuis qu'il a été opéré au dos, Woods a montré qu'il était encore rouillé en peinant vers un score de 77. Il s'agit de sa pire ronde à l'Omnium britannique depuis ce 81 qu'il avait commis à Muirfield en 2002. Un triple boguey au 17e trou a failli l'éliminer, mais un coup d'approche décoché avec délicatesse au-dessus d'une fosse au 18e a préparé la table pour un roulé de six pieds qui lui a donné son seul oiselet de la journée.

C'était juste assez pour lui permettre de continuer à jouer ce week-end.

Woods n'a pratiquement aucune chance de rattraper McIlroy, alors qu'il a un retard de 14 coups sur le meneur. Woods a toutefois rappelé que Paul Lawrie a comblé un déficit de 10 coups lors de la dernière ronde, à Carnoustie en 1999, aux dépens de Jean Van de Velde.

Évidemment, il faudrait que McIlroy s'écroule comme l'a fait Van de Velde. Quelles sont les chances que cela arrive?

«Je suis pas mal loin, a concédé Woods. Espérons que je réussirai à bien jouer pour me donner une chance en vue du neuf de retour, dimanche.»

Les deux scores de 66 de McIlroy lui donnent un cumulatif de 132, 12 sous la normale, après 36 trous. C'est là le score que Woods affichait au même stade de l'Omnium britannique de 2006, en route vers la victoire sur ce même parcours.

Personne n'a osé poser d'autres questions sur la drôle d'habitude qu'avait McIlroy cette année — une mystérieuse série de scores élevés en deuxième ronde, que personne ne pouvait expliquer mais qui semblait l'avoir déstabilisé mentalement.

Le Nord-Irlandais de 25 ans a effacé les doutes à Hoylake, où il n'a commis qu'un boguey depuis deux jours. Son seul impair est survenu lors du premier trou, vendredi. Mais ce n'était plus qu'un faible souvenir au moment où McIlroy s'est mis en position de réaliser trois oiselets faciles à ses quatre derniers trous.

«Ce n'est pas surprenant de voir Rory jouer comme ça, a commenté Woods. Il entreprend toujours un trou en étant combatif, et quand les choses vont bien pour lui, elles peuvent aller très bien.»

Dustin Johnson s'est avéré le plus proche poursuivant de McIlroy, se réservant une place dans le dernier groupe en vue du parcours de samedi en y allant du meilleur score au tournoi jusqu'ici — un 65 qui l'a laissé avec un cumulatif de 136.

Personne d'autre ne s'est approché à moins de six coups, mais on retrouve quelques joueurs de premier plan dans le groupe à 138. Celui-ci comprend l'ancien champion du Tournoi des Maîtres Charl Schwartzel, le jeune Rickie Fowler et l'habituel aspirant Sergio Garcia, qui est toujours en quête d'une victoire mémorable après toutes ces années.

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