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Prise d'un gisement de gaz : 270 personnes ont été tuées par les jihadistes en Syrie rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'Homme

18/07/2014 06:06 EDT | Actualisé 17/09/2014 05:12 EDT
YOUSSEF KARWASHAN via Getty Images
Syrian government forces hang the national flag on top of a pole in the old city of Homs on May 8, 2014, following a negotiated withdrawal of rebel fighters from the city centre where the opposition had held out under tight siege for nearly two years is the first in more than three years of conflict. At least 80 percent of rebel fighters have already pulled out of the battleground central Syrian city and the rest will leave later in the day, the provincial governor told AFP. AFP PHOTO/YOUSSEF KARWASHAN (Photo credit should read YOUSSEF KARWASHAN/AFP/Getty Images)

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a dénombré vendredi 270 personnes tuées par les jihadistes de l'État islamique (EI) lors de la prise d'un gisement de gaz à Homs, dans le centre de la Syrie.

"L'Observatoire a pu documenter la mort de 270 personnes tuées dans les combats ou exécutées par les combattants de l'EI dans le champ gazier de Chaar pris hier par l'EI", a affirmé le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.

Parmi les morts figurent 11 civils, des forces du régime (armée et milice) et des gardes du gisement.

"La grande majorité des hommes tués ont été exécutés par balle après avoir été emprisonnés suite à la prise du champ", a déclaré Rami Abdel Rahmane.

Une contre-offensive des forces du régime a par ailleurs provoqué la mort de "40 combattants au moins de l'EI", a précisé le directeur.

Plus de 50 morts et blessés parmi les forces du régime ont été transférés dans un hôpital de Homs.

L'Observatoire avait auparavant dénoncé un "massacre" d'au moins 115 personnes.

"Les exécutions sommaires de combattants ou de civils sont un crime de guerre, quelque soit la partie qui les commet dans le conflit. Ce sont des prisonniers de guerre et ils ne doivent pas être exécutés", avait déclaré à l'AFP Rami Abdel Rahmane.

"L'État islamique a commis un nombre incalculable de crimes de guerre", avait-il ajouté, alors que la Syrie est ravagée depuis trois ans par une guerre civile compliquée par l'implication de jihadistes, la plupart venus de l'étranger.

L'État islamique, qui a proclamé un califat sur les régions qu'il a conquises en Syrie et en Irak voisin, s'est déjà rendu maître de plusieurs champs pétroliers dans la province orientale syrienne de Deir Ezzor.

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