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Gaza: Ban Ki-moon au Proche-Orient samedi

18/07/2014 05:20 EDT | Actualisé 17/09/2014 05:12 EDT

Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon se rendra samedi en visite au Proche-Orient, a annoncé vendredi un haut responsable de l'ONU.

M. Ban entend "montrer sa solidarité avec les Israéliens et les Palestiniens et les aider, en coordination avec les acteurs régionaux et internationaux, à mettre fin à la violence et à trouver une solution" au conflit, a indiqué le secrétaire général adjoint pour les affaires politiques, Jeffrey Feltman.

Il s'exprimait au début d'une réunion d'urgence du Conseil consacrée à la situation à Gaza, au lendemain de l'offensive terrestre lancée par Israël sur l'enclave palestinienne.

M. Feltman n'a pas précisé les étapes de cette visite de M. Ban. "Le secrétaire général est prêt à jouer son rôle (dans un règlement pacifique), il partira pour la région demain", a-t-il déclaré.

Il a réitéré les appels de l'ONU à un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas. En attendant ce cessez-le feu, "de nouvelles pauses humanitaires sont nécessaires".

"Tant que nous n'aurons pas traité les causes profondes de l'escalade actuelle (des tensions), cette violence terrible se produira encore et encore, nous ne pouvons pas retourner au statu quo", a-t-il plaidé. Il a jugé "essentiel de traiter immédiatement les causes sous-jacentes" au conflit, dont le trafic d'armes et la réouverture des points de passage à Gaza.

M. Ban, a-t-il encore déclaré, "redoute que l'assaut terrestre israélien n'aggrave encore un bilan humain déjà consternant".

"Nous condamnons les tirs aveugles de roquettes (du Hamas) mais nous sommes très inquiets de la dure riposte israélienne", a-t-il insisté.

Au moins 51 Palestiniens ont péri dans la bande de Gaza depuis le début de l'offensive terrestre lancée jeudi soir par Israël, portant à 292 le nombre de Palestiniens tués au 11e jour de l'opération israélienne contre l'enclave palestinienne.

Un soldat israélien a par ailleurs été tué par un "tir ami" au cours de l'offensive terrestre, deuxième victime israélienne depuis le début des hostilités le 8 juillet.

Au cours du débat, l'ambassadeur palestinien Ryad Mansour a appelé le Conseil "à adopter une résolution condamnant l'agression militaire israélienne (...) demandant qu'elle prenne fin immédiatement et réclamant la levée du blocus israélien de Gaza".

Si le Conseil "ne répond pas à nos appels à faire respecter la loi", les Palestiniens "n'auront d'autre choix que de se tourner vers les organes judiciaires de l'ONU et le système international", a-t-il menacé, en référence implicite à la Cour pénale internationale (CPI).

Ayant obtenu le statut de pays observateur non membre à l'ONU en 2012, la Palestine peut adhérer à de nombreuses conventions et à des traités internationaux comme le statut de Rome qui a créé la CPI.

L'ambassadeur israélien Ron Prosor a répété qu'Israël "n'avait pas eu d'autre choix" devant les tirs de roquettes du Hamas et avait fait preuve d"'une grande retenue".

L'assaut terrestre israélien, a-t-il plaidé, a pour but "de prévenir le prochain barrage de roquettes, le prochain kidnapping ou le prochain attentat suicide".

"Nous opérons uniquement contre des cibles terroristes et nous déplorons sincèrement toute perte civile", a-t-il encore affirmé.

Reprenant des déclarations du président Barack Obama, l'ambassadrice américaine Samantha Power a réaffirmé "qu'Israël avait le droit de se défendre" mais que Washington était "préoccupé" par les pertes humaines grandissantes. Elle a aussi critiqué le Hamas pour avoir refusé une proposition égyptienne de cessez-le-feu.

Le Conseil avait tenu une première réunion le 10 juillet sur Gaza, sans parvenir à un accord sur une initiative, avant d'appeler deux jours plus tard à un cessez-le-feu dans une déclaration unanime.

avz/gde

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