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France: la ministre de l'Ecologie s'oppose à l'arrivée de déchets toxiques australiens

18/07/2014 05:05 EDT | Actualisé 16/09/2014 05:12 EDT

La ministre française de l'Ecologie Ségolène Royal s'est opposée vendredi à un projet de traitement de déchets chimiques toxiques en provenance d'Australie en raison des "risques de pollution marine" pendant le transfert et de la nécessité de traiter les déchets là où ils sont produits.

Une société australienne, Orica, a déposé auprès des autorités françaises une demande d'autorisation d'importation depuis l'Australie de "9.000 tonnes de déchets très toxiques (sous-produits d'hexachlorobenzène, HCB)" afin qu'il soient incinérés dans une usine des Alpes françaises, à Salaise-sur-Sanne, a indiqué le ministère de l'Ecologie.

"Le transport de déchets dangereux en provenance des antipodes constitue une aberration écologique", a estimé la ministre, au sujet d'un projet qui suscite également l'opposition d'une association de riverains.

Mme Royal souligne avoir "donné instruction au préfet de l'Isère (haut représentant de l'Etat) de s'opposer à cette importation au nom du principe de précaution, compte tenu du risque de pollution marine en cas d'avarie du navire pendant le transport, et du principe de proximité, qui exige que les déchets soient traités à proximité de leur source de production".

"Si les technologies de traitement françaises sont performantes, elles peuvent tout à fait être exportées" pour permettre un traitement sur place, affirme la ministre.

Selon l'association locale Vivre Ici Vallée du Rhône Environnement (Vivre), le type des déchets concernés, dont le Danemark et l'Allemagne ont "refusé son importation", est l'un des pires polluants existants, interdit en Europe depuis 1981.

Fin mai, l'usine française Tredi avait annoncé avoir été retenue pour traiter des déchets de HCB produites de 1963 à 1996 par un groupe chimique australien à Sydney. Elle avait assuré que cet "acheminement" serait "organisé dans le strict respect de la Convention de Bâle et de la Convention de Stockholm", qui règlementent les mouvements internationaux de déchets dangereux ainsi que la production et l'utilisation de substances chimiques très polluantes.

Selon cette filiale du groupe Séché Environnement, l'Australie ne dispose pas d'alternatives de traitements satisfaisantes pour le HCB, classé comme polluant organique persistant.

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