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Wall Street part dans le rouge après le crash d'un avion malaisien en Ukraine

17/07/2014 11:54 EDT | Actualisé 16/09/2014 05:12 EDT

Wall Street est parti dans le rouge jeudi peu avant la mi-séance,après l'annonce du crash d'un avion de ligne malaisien en Ukraine, les investisseurs craignant les conséquences sur l'économie mondiale d'une nette escalade des tensions dans cette région en crise.

Vers 15H55 GMT, le Dow Jones abandonnait 0,30%, soit 50,77 points, à 17.087,43 points, et le Nasdaq 0,69%, ou 30,35 points, à 4.395,62 points, après un début de séance plus proche de l'équilibre.

L'indice élargi S&P 500 lâchait lui 0,50% ou 9,89 points, à 1.971,68 points.

Le marché obligataire, vers lequel se réfugient les opérateurs en temps d'incertitude, partait de son côté en nette hausse. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans chutait à 2,482% contre 2,538% mercredi soir, et celui à 30 ans à 3,295% contre 3,348% la veille.

Signe de la nervosité sur le marché, l'indice VIX, dit "indice de la peur" s'envolait de 16,18% et s'affichait à 12,68.

Le marché, plutôt hésitant en début d'échanges, s'est brusquement retourné, sans s'effondrer, quand les investisseurs ont appris qu'un avion de ligne malaisien parti d'Amsterdam pour Kuala Lumpur s'était écrasé dans la région de Donetsk, dans l'est de l'Ukraine.

Cette zone est au coeur des affrontements entre le gouvernement de Kiev et les insurgés pro-russes depuis plusieurs mois, dans le sillage de la destitution d'un président favorable à Moscou en février.

"C'est franchement une très mauvaise nouvelle, bien plus que les sanctions occidentales annoncées par Washington", mercredi soir, a réagi Grégori Volokhine, de Meeschaert Financial services.

En effet, le président ukrainien, Petro Porochenko, "n'exclut pas" que l'avion malaisien ait été abattu.

"Nous n'excluons pas que cet avion (malaisien) ait pu être abattu et nous soulignons que les forces armées ukrainiennes n'ont pas effectué de tirs susceptibles d'atteindre des cibles dans les airs", a-t-il indiqué dans un communiqué.

"Ca met en cause la sécurité des routes aériennes dans cette région du globe et dans d'autres régions", comme au Proche-Orient, a poursuivi M. Volokhine.

Or, "le trafic aérien est très important pour l'économie. "C'est déstabilisant pour les voyageurs et les investisseurs", a-t-il estimé.

L'information pesait particulièrement sur le secteur aérien, American Airlines reculait de 3,40% à 42,00 dollars, Delta cédait 2,61% à 36,88 dollars, United Continental 2,78% à 43,65 dollars. Le constructeur aéronautique Boeing affichait des pertes moindres, cédant 0,23% à 127,13 dollars.

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